La Société de développement de l’Avenue du Mont-Royal (SDAMR) est fière de dévoiler le bilan de la toute première campagne de sensibilisation à la qualité de la vie nocturne dans des bars et restaurants de Montréal. Durant tout l’été 2011, pas moins de 60 000 sous-verres, 75 autocollants et 60 affichettes ont été installés dans 35 bars et restaurants de l’avenue du Mont-Royal afin d’informer leurs clients à propos de l’importance de respecter la quiétude du voisinage.
Ce projet pilote est le fruit d’une longue réflexion amorcée par la SDAMR à l’automne 2009. À l’hiver et au printemps 2010, des visites dans les villes de Barcelone et de Lyon ont permis de comprendre les principes et les actions qui composent les meilleures politiques européennes de préservation de la vie nocturne. La clé de ces différentes politiques se trouve presque toujours dans la médiation et la sensibilisation plutôt que la coercition. Une approche que la SDAMR appuie entièrement.
Selon Bertrand Hubert, propriétaire du bar Le Boudoir et membre du Conseil d’administration de la SDAMR, « Souvent, le premier réflexe des autorités municipales pour gérer les nuisances émises par les établissements qui animent la nuit est la coercition. Mais la plupart des propriétaires de ces établissements sont pourtant très ouverts à accepter des mesures axées plutôt vers la concertation et la médiation. Nous sommes convaincus que le bilan de notre campagne de sensibilisation saura amener les décideurs dans cette voie. »
« Bien que l’avenue du Mont-Royal soit loin d’être le lieu où la vie nocturne entraîne le plus de nuisances, nous croyons qu’il est toujours important d’assurer une bonne cohabitation entre les résidents du quartier et les activités commerciales », affirme Michel Depatie, directeur général de la SDAMR. « En 2005, nous avons participé activement à la réalisation et à l’implantation du premier code de bon voisinage à Montréal en collaboration avec les citoyens, et en 2011, nous avons cru bon d’en faire encore un peu plus. Nous avons rencontré nos membres et leurs employés, et il en est ressorti un très grand intérêt pour une campagne de sensibilisation auprès de leur clientèle. »
La SDAMR représente les 480 places d’affaires situées sur l’avenue du Mont-Royal, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue d’Iberville.

L’ASDCM demande la préservation de la vie nocturne montréalaise
L’Association des Sociétés de développement commercial de Montréal (L’ASDCM) a demandé au maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, de faire de Montréal la première ville nord-américaine à se doter d’une charte de vie nocturne, comme l’ont fait de nombreuses villes européennes, et de mesures pour la préservation de la vie nocturne montréalaise tout en assurant la quiétude dans les milieux de vie. Cette demande fait suite au projet pilote de sensibilisation à la préservation de la vie nocturne, mené sur l’avenue du Mont-Royal depuis le 9 juin dernier.
Selon M. Claude Rainville, président de l’ASDCM : « Il faut à tout prix éviter une fermeture de plusieurs établissements de la vie nocturne par des excès de coercition. Montréal est mondialement reconnue comme une métropole culturelle offrant une vie nocturne festive. Cette particularité rapporte beaucoup aux Montréalais. Non seulement peuvent-ils se divertir et enrichir leur culture plus facilement qu’ailleurs, mais ils bénéficient directement des 2,1 G $ en retombées annuelles liées au tourisme, dont une partie dépend de la vie nocturne exceptionnelle de Montréal. En plus de procurer de l’emploi à des milliers de Montréalais, la vie nocturne participe grandement à la qualité de vie dans les quartiers de la métropole. C’est pourquoi il est nécessaire de la préserver adéquatement comme l’ont fait déjà plusieurs villes européennes telles que Barcelone et Lyon. »

En conséquence, l’ASDCM demande à la Ville de Montréal d’adopter dès 2012 une charte de vie nocturne, de mettre en place des brigades de médiation liée aux nuisances, d’investir dans des campagnes de promotion de la vie nocturne et de sensibilisation invitant les noctambules à se comporter avec civisme, et enfin, de mettre sur pied un programme de financement afin d’aider les propriétaires d’établissements nocturnes à améliorer l’isolation acoustique de leurs bâtiments. Elle demande également au Gouvernement du Québec de participer financièrement à ces projets, notamment en matière d’éducation au civisme.
Relations de presse : Isabelle Bleau Communications
Photo : Federico Ciminari







