Edgar HyperTaverne (1562, av. Mont-Royal Est) et La Taverne Normand (1550, av. Mont-Royal Est) se voisinent près de l’intersection Fabre. Nous avons rencontré Mathieu LeBlanc et Martin Proulx, deux jeunes tenanciers qui font partie d’un groupe d’hommes d’affaires qui ont su influencer la « vibration » nettement ressentie quand on déambule sur l’Avenue du Mont-Royal. Voici donc leurs propos et confidences…
Mathieu LeBlanc est montréalais pure laine. Du nord de la ville. Après son collégial à Grasset et deux années en Cinéma à l’Université de Montréal, la bougeotte le prend et il se transforme en GO quelque part au Mexique avant de revenir terminer le millénaire comme serveur au célèbre bar Saint-Sulpice du Quartier Latin, un véritable tremplin pour plusieurs futurs tenanciers, vous le verrez bien.
Mathieu LeBlanc amorce le nouveau millénaire au Diable Vert dans le Plateau. Cinq belles années où il y croisera ses futurs associés. Pour la période 2006-2008, il effectuera un bref séjour au Restô Chalet sur René-Lévesque avant de revenir dans le Plateau pour la gérance de la taverne sportive de l’avenue du Mont-Royal, Le Normand dont il deviendra partenaire officiel l’année suivante, en 2009.
La Taverne Normand fêtera son 70e anniversaire le printemps prochain ! Puis-je me permettre de parler d’institution sur l’Avenue ? Merci ! Avec les années, l’endroit était devenu le principal lieu de rassemblement des sportifs du quartier, et même d’ailleurs, pour les matchs de la Sainte-Flanelle. La décoration reflétait d’ailleurs cet engouement pour les Canadiens et le sport en général : mosaïque du Rocket Richard et autres symboles sportifs fortement appréciés d’une clientèle particulière.
Mais les temps changent et Le Normand prévoit les mouvements. L’endroit est toujours rempli pour les soirées de hockey des Canadiens, la dizaine d’écrans HD est là pour en témoigner. Mais le Normand a changé… pour les autres journées. Notant à l’évidence que les soirées sans hockey se voulaient beaucoup plus calmes et donc, moins rentables, Mathieu LeBlanc et ses acolytes ont amorcé une nouvelle « toilette » pour le Normand.
Primo : aération et luminosité ! De grandes et larges portes-fenêtres modernes sur deux façades. Bienvenue la lumière ! Ouvertures sur l’été en ajoutant une terrasse sympathique sur l’Avenue.
Secundo : en plus des changements apportés sur les murs et le mobilier, les patrons du Normand ont même renoncé aux revenus des machines-poker de Loto-Québec dans le but d’amorcer un véritable changement de leur clientèle et de l’atmosphère pour les après-midi et soirées sans hockey : pas de télé afin de s’entendre parler dans une atmosphère appropriée. Le chroniqueur a particulièrement apprécié le mix musical anglo et québécois pour l’après-midi de cette rencontre.
Le Normand poursuit donc sa destinée sur l’Avenue du Mont-Royal en y apportant sa touche personnelle en sortant des sentiers battus, exactement comme les autres commerces de ce groupe réunissant Edgar, mais aussi le Diable Vert et Chez Victoire (l’ex Pistou).
Martin Proulx nous arrive d’ailleurs. Plus particulièrement de Gatineau dans l’Outaouais où il amorçait sa vie au milieu des années 70. Primaire et secondaire en région et même ce collégial à Hull où il occupait le poste de centre dans l’équipe de hockey du collège au sein de la prestigieuse Ligue Collégiale Majeure. Il entre à l’UQAM pour la session 94-95 en Communications, en y ajoutant des heures comme serveur au… Saint-Sulpice (tiens, tiens…) avant que la bougeotte (encore elle !) ne l’expédie en Europe et en Amérique Centrale pour apprentissages divers de la vie.
Martin Proulx est associé au Edgar HyperTaverne depuis ses débuts en 2001 et il en assume la direction depuis quelques années. Encore une fois, un bar de l’avenue du Mont-Royal viendra modifier la donne dans le quartier. Succédant à un « bar dansant » nommé La Boussole, Edgar HyperTaverne a su saisir l’air du temps et trouver sa niche dans la compétition des bars du Plateau. Plus hyper que taverne et « branché sans être branchouillard », Edgar offre le confort et l’environnement voulu pour « communiquer » entre humains. Ajoutons les rénovations récentes (novembre 2010) des planchers, banquettes, toilettes et façade. Pour rester dans la mouvance du Plateau, rajoute le patron.
Martin Proulx m’a justement ramené aux origines du changement apporté par les bars et restos du Plateau pour donner une alternative au centre-ville, à la rue Crescent et à la Main qui, naguère, monopolisaient un peu beaucoup l’achalandage. Dans les années 1990, la ville de Londres amorçait une transformation en revampant des tavernes en lieux branchés pour une jeune clientèle. Une architecture semblable a permis cette transformation de plusieurs établissements montréalais, notamment pour le Bily Kun, le Barraca, Edgar et le Normand dans le Plateau. Et le phénomène « Speak Easy » a également influencé la transformation : musique moins forte et éclairage approprié pour favoriser la communication.
Achalandage sur le Plateau
Les deux compères évaluent à 90 % leur clientèle venant du quartier et des arrondissements voisins. Le reste provient de banlieusards qui apprécient l’environnement du Plateau à sa juste valeur. Dans un quartier aussi vivant, avec une vie artistique (notamment l’émergente…) aussi forte, le va-et-vient crée une communication de proximité. Les emplettes, le resto et le bar deviennent une trilogie, d’où l’achalandage positif que créent les bars et restos pour les autres commerces, croient Mathieu et Martin.
Mais cette alchimie est sensible, ajoutent-ils. La santé d’une artère, c’est fragile et il faut en être conscient. Mais Martin et Mathieu sont persuadés, sans l’ombre d’un doute, que les gens aiment l’Avenue et apprécient par-dessus tout sa vitalité.
Je vous propose une conclusion avec mes éternelles rafales.
Les rafales de Mathieu : Au cinéma, il pense à Réservoir Dogs de Tarantino. En musique, il mentionne… son iPod ! L’incompétence le fait grogner et la lecture le calme. Sportivement, il me parle… des cartes et du poker ! Dans une autre vie, il se verrait producteur de films. La Maison du Rôti et le fleuriste Zen, il aime beaucoup.
Les rafales de Martin : Au cinéma, Memento de Christopher Nolan. En musique, il me nomme spontanément Le Plancher des Vaches de Fred Fortin. Le triathlète rage devant une crevaison en vélo et relaxe pleinement en courant sur la montagne. Vous aurez deviné que le hockey est SON sport et qu’il se verrait athlète professionnel dans une autre vie. Le restaurant M(i)sto et la boutique St-Urbain se veulent ses coups de cœur sur l’Avenue.
Texte et photos : Michel Danis
À ne pas manquer :
Dans le cadre de l’événement Joyeux Décembre !, Edgar et La Taverne vous offrent plusieurs activités…
Découverte des accords alcool-chocolat, vendredi 10 et samedi 11 décembre, de 17 h à 20 h : Bonne dégustation !
Le Edgar (1562, av. Mont-royal Est) et La Taverne Normand (1550, av. Mont-Royal est) vous proposent également :
Des soirées rythmées pour le temps des fêtes : Ne manquez pas Spin ton cantique jeudi 16 décembre dès 21 h à La Taverne : Trois DJ passeront les classiques de Noël au mixeur et « spineront »cantiques et rigodons. Les sets présentés pendant la soirée seront mis en ligne sur la page Facebook de l’Avenue. Avec DJ Funkyfalz, DJ Spaz et DJ Slider. Animation assurée par DJ Proceed.
Aussi, Edgar et La Taverne vous proposent Les apéros DJ de Noël , les vendredi 17 décembre (à La Taverne) et samedi 18 décembre (au Edgar) de 18 h à 20 h.











