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L’Animalerie Paul, plus de 50 ans sur Le Plateau !

L’Animalerie Paul a vécu de bons et moins bons moments au cours de ce dernier demi-siècle. Si elle peut compter sur une clientèle fidèle depuis tout ce temps, l’Animalerie Paul a aussi connu l’enfer lors d’un incendie qui a fait de nombreuses victimes chez les animaux. C’est une véritable relation de famille qui s’est installée non seulement chez les Paul, mais également avec les animaux et la clientèle de l’animalerie.

LA PETITE HISTOIRE DE MARTINE PAUL...

De Roméo à Michel qui la passe à Martine... Mais non, ça n’est pas un match de hockey mais le résumé ultra-rapide de l’histoire de l’Animalerie Paul qui a célébré en 2006, le cinquantième anniversaire de son arrivée sur l’Avenue du Mont-Royal.

Homme d’affaires averti, Roméo Paul délaissait le commerce des fleurs en 1956 pour démarrer l’Animalerie Paul sur l’Avenue du Mont-Royal, un business qui lui a donné davantage satisfaction. En 1966, un incendie força la famille à se réinstaller un peu plus vers l’Est, dans les locaux qu’elle occupe encore aujourd’hui au 930. Son fils Michel s’était intégré dans le commerce pour en prendre la direction approximativement au moment où la petite Martine arrivait dans le berceau de la maison de Montréal-Nord.

De son propre aveu, Martine Paul n’a pas eu ce que certains appellent une enfance difficile. École Pierre-Laporte avec option piano, collège André-Grasset en sciences humaines (j’ai vu poindre un sourire devant mon sifflet admiratif ironisant) et l’Université Laval de Québec en Communications. Un parcours qui semble facile mais qui n’en demande pas moins l’effort et l’assiduité.

C’est en 1995 que Martine Paul prenait la direction de l’entreprise, bien au fait des particularités et exigences du commerce familial auquel elle participait depuis longtemps. La passion de la famille pour les animaux s’étant transmise naturellement, la jeune femme d’affaires qu’elle est devenue ne lésine pas sur la formation de ses employées et demeure à l’affût des nouveautés de l’industrie.

Avant de débuter l’entrevue, j’ai un peu joué à l’inspecteur anonyme, observant les cages des toutous, lapins, minous et hamsters de la boutique. Propreté exemplaire et calme environnant à l’arrière, loin du brouhaha de la caisse près de l’entrée. Les petits reptiles mystérieux peuvent également vivre dans la tranquillité puisqu’il est formellement interdit de cogner des doigts sur les parois vitrées de leurs habitats.

Les poissons et les oiseaux apportent la couleur et l’exotisme. Les prix affichés peuvent convenir à toutes les bourses, de la simple perruche à ces étonnants et incroyablement colorés Diamants de Gould. Martine m’informe qu’à l’occasion, des perroquets beaucoup plus dispendieux deviennent locataires d’une cage jusqu’au coup de cœur d’un client.

Pour le reste, on y trouvera divers étalages proposant niches, cages, jouets, nourritures diverses, vitamines, vêtements et autres marchandises visant à rendre la vie plus agréable aux chouchous du Plateau. Comme je sortais de l’endroit, une cliente arrivait pour le toilettage de son chien. Je suis assuré que cet animal a passé une bien belle fin d’après-midi.

En rafales . . .

  • Son disque : aucune hésitation, Joshua Tree de U2
  • Son film : elle hésite entre Amélie Poulain et la Grande Séduction
  • Ce qui la fait rager : comme cliente, un mauvais service à la clientèle
  • Son plaisir : jardiner ou les soupers entre amis
  • Elle aime bien la plongée sous-marine pour zyeuter les coraux et les poissons d’ailleurs
  • Elle se serait très bien vue en création publicitaire ou en fleuriste (comme Roméo à ses débuts)
  • Coups de cœur sur l’Avenue : la pâtisserie Première Moisson et le restaurant M( !)sto.

Texte : Michel Danis

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