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Nickolaos, du Mont-Royal Hot Dog

Comme de nombreux établissements du genre, le Mont-Royal Hot-Dog est tenu par des québécois d’origine grecque. Dirigé par Nickolaos Psaradellis, voici l’histoire de cette véritable institution de l’avenue du Mont-Royal.

C’est en 1965 que Contantinos Psaradellis et Dimitrios Goulpegazis se sont associés pour ouvrir ce resto de facture populaire. Les roteux-moutarde-chou et autres cheeseburgers-bacon ont alors fait le délice de nombreux résidents du Plateau Mont-Royal.

Nickolaos (Nick pour tout le monde), fils de Constantin, doit remonter à son adolescence pour retracer ses premières heures de travail dans l’établissement. Quatorze ans, précise-t-il. Il a tenu a me souligner les nombreuses heures que son père et son oncle ont dû consacrer jour après jour pendant de nombreuses années pour assurer la rentabilité du commerce.

Pendant les années de labeur du paternel, Nick a fréquenté l’Université Concordia en Économie, y acquérant certaines notions qui lui sont encore utiles pour diriger la vingtaine d’employés de l’établissement.

Au milieu des années 80, les exigences du consommateur ont modifié la carte du Mont-Royal Hot Dog. La simplicité du fast-food ne suffisant plus à satisfaire la clientèle, les Psaradellis ont amélioré le menu en y offrant une cuisine populaire davantage variée, à des prix abordables pour toutes les bourses.

Cuisine nord-américaine, donc variant du grec à l’italien, en passant par les traditions locales du pâté chinois, ou du ragoût de boulettes, le populaire resto n’a pas perdu sa clientèle, bien au contraire. Il a même fallu en doubler la superficie en 1995. En observant le va-et-vient incessant au déjeûner, au dîner, au souper et en soirée, on peut en conclure que l’offre alimentaire du Mont-Royal Hot Dog répond à un besoin dans le voisinage.

Très modestement, Nick Psaradellis avoue ne pas craindre la compétition. Entouré d’un personnel fiable, il s’assure de la qualité du service et d’un bon rapport qualité/prix pour conserver la satisfaction de ses clients.

Moins porté à étaler ses préférences pour mes petites questions en rafales, il m’a néanmoins confié que plus jeune, il rêvait de devenir coureur automobile. Dans le monde de la F1, avouez que ça sonnerait bien : Nickolaos Psaradellis !

Texte et photo : Michel Danis.

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