Yan Lamoureux le dit sans retenue : son grand-père a toujours été son idole. Et ce grand-père prénommé Joseph et originaire de la région de Mirabel, achetait le commerce de quincaillerie des Dubois-Lecomte au 2124-28 de l’avenue du Mont-Royal en 1967.
Quelques années plus tard (en 1976), Joseph associe son fils Gilles à l’entreprise. Ajoutons quelques années et en 1985, le propriétaire de l’immeuble exagérant la hausse de loyer, les Lamoureux achètent le terrain d’autos usagées situé au 2140 de l’Avenue et amorcent l’érection de cet immeuble de 8,000 pieds carrés qui deviendra la Quincaillerie Rona deLorimier qu’on connaît aujourd’hui.
Poursuivons l’épopée des Lamoureux en nous arrêtant en 1988. Yan, le p’tit dernier n’a que treize ans mais déjà il vient fouiner dans le commerce et y travaille avec énergie en apprenant sur le tas. Ajoutons que le fait de côtoyer son idole le comble et lui donne la piqûre du commerce.
En 1994, Yan Lamoureux n’a que 19 ans et se voit confier la gérance de la Quincaillerie sur l’Avenue. Il faut aussi dire que cette année s’avère déterminante pour les Lamoureux : le père Gilles met aussi sur pied à Laval, avec des Associés, le premier Rona l’Entrepôt de l’empire du même nom. Un concept qui fera de nombreux petits, même chez les concurrents. Et le jeune Yan ne manque pas l’occasion d’appuyer son père et se familiariser avec toute la panoplie des marchandises offertes.
Le temps passe et l’année 98 amorce une parenthèse importante pour Yan Lamoureux. C’est bien beau le travail mais il faut aussi vivre sa vie et … aller voir ailleurs. Le jeune gérant peut alors se permettre une sabbatique qui durera … deux ans et lui permettra de se trimbaler en Amérique Latine, en Europe et même en Afrique où le Maroc lui imprimera des images sublimes dans la mémoire.
À son retour au bercail en 2000, il s’engage résolument dans l’entreprise familiale qui, désormais, ira de paire avec sa propre cellule familiale et les deux fillettes qui se pointent dans la vie.
Depuis 2006, Yan Lamoureux est pleinement « associé » avec son père Gilles qui lui laisse toute la voie libre pour administrer la Quincaillerie Rona deLorimier.
Parlant de son commerce, Yan Lamoureux insistera sur le service à la clientèle dans une quincaillerie, avec cette multitude de produits, il importe que le personnel « connaisse bien » la marchandise. Il ajoutera que le client n’attend pas le préposé dans son établissement, ce qui l’avantage par rapport aux grandes surfaces éloignées dans le 450.
Un dossier préoccupe également l’esprit de Yan Lamoureux : la récupération. Déjà, l’établissement reçoit les gallons de peinture, les piles et les ampoules que rapporte la clientèle. Pour la peinture, on parle de 50 gallons hebdomadairement, ce qui est fort louable. Mais le jeune quincaillier voudrait faire plus et mijote une collecte mieux organisée et plus globale pour les commerces du quartier.
En rafales …
- En musique, les Beastie Boys lui bougent les neurones.
- Au cinéma, Star Wars est bien gravé dans sa mémoire.
- Il grogne devant l’assaut publicitaire excessif des circulaires.
- Il relaxe en retombant en enfance avec ses filles Alice et Maude.
- Sportivement, il est toujours gardien de but pour son club de hockey.
- Dans une autre vie, il se verrait bien en Aide Humanitaire.
- Coup de cœur sur l’Avenue : le Café Toasté … juste en face !
Texte : Michel Danis. Photos : Michel Danis et Fabienne Boussin.






