Arrivée sur terre en 1972 dans le quartier Rosemont, Line Goyette n’avait que 15 ans lorsqu’elle a pris place derrière son premier comptoir dans une boutique offrant des cadeaux. Aujourd’hui, elle se déplace entre trois commerces dont elle assume la gérance depuis quelques années.
L’Aromate a vu le jour en 1994 après avoir remporté le concours Plan d’Affaires présenté par la société de Développement de l’Avenue Mont-Royal. Six années plus tard, Jean-François Plante (toujours fournisseur des produits l’Aromate) vendait son commerce à Georges Suissa qui détient également l’Aromate de la rue Fleury et le Salon du Thé, également dans Ahuntsic. Line Goyette administre et gère ces trois commerces depuis l’arrivée de Georges Suissa dans le décor.
Après deux années collégiales en Sciences Humaines et un cours en Gestion Commerciale dans l’auguste école des HEC, Line Goyette se dirige vers ce qu’elle connaît le mieux : les boutiques écoulant de beaux objets. Sa rencontre avec Georges Suissa comble ses attentes puisque l’Aromate, en plus d’être dédoublée, présente du matériel de qualité qui facilite l’approche avec la clientèle.
Passant de la parole aux actes, elle me présente la collection d’articles de tables de marque Dubout, du nom du dessinateur français reconnu pour ses images de chats. Assiettes, plats, serviettes et autres articles affichant les mignons minets Dubout dominent la grande vitrine de l’Aromate. Il faut bien avouer que ces objets ont tout ce qu’il faut pour attirer les passants à l’intérieur.
Papilles choyées peut-on lire sur l’enseigne extérieure. L’Aromate offre ses huiles et vinaigres maison en vrac que l’on peut renouveler à prix moindres en utilisant le flacon original. J’y ai noté de nombreux produits fins québécois, tels les confits En Robe des Champs de Sainte-Marcelline, les gelées Nect Art de Fleurs de Saint-Ambroise-de-Kildare, les Délices de l’Ile d’Orléans et autres produits du terroir. D’outre-mer, des huiles d’olives italiennes parfumées, des moutardes étonnantes, des craquelins flyés et même des gousses d’asclépiades.
Forte de son expérience dans deux secteurs différents de la ville, Line Goyette me surprend par cette comparaison : " Dans la boutique du Plateau, sur dix visiteurs, deux ou trois vont acheter quelque chose. Sur la rue Fleury, dans le nord de la ville, ce sera le contraire, sur les dix visiteurs, deux ou trois n’achèteront PAS quelque chose".
On sent Line Goyette nettement dans son élément au milieu de ces milliers d’objets utilitaires et décoratifs. Mais on devine également le sérieux qu’il faut y apporter pour gérer le tout : personnel, inventaires, achats, publicités et le reste. À plus forte raison lorsqu’il y a trois unités à administrer. Je vous propose d’aller y négocier l’achat de votre prochain cadeau . . .
En rafales…. En musique, elle aime le Dance, le Latinos et son romantisme naturel lui fait nommer Nicolas Ciccone Au cinéma, ça lui prend de l’action mais elle n’est pas fanatique Un(e) employé(e) qui ne rentre pas au boulot : grrrrrrrrrr ! La romantique prend un plaisir évident en recevant des fleurs Elle se débrouille bien en ski nautique Elle aurait assurément du succès comme hôtelière. Ses coups de cœur sur l’avenue : fleuriste ZEN et Passion des Fruits.
Texte et photo : Michel Danis






