Le Témiscamingue, puis l’Abitibi, puis les Cantons de l’Est et finalement Montréal sur le Plateau. C’est le trajet parcouru par Joanne Lafond jusqu’à l’ouverture de sa boutique de vêtements CANNELLE le 2 janvier de l’an 2000.
À St-Eugène-de-Guigues dans le magnifique Témiscamingue (rien à voir avec l’Abitibi, précise-t-elle, et il faut la croire), Joanne Lafond se souvient très bien de ses deux grands-mères qui opéraient commerces et dans lesquels elle s’amusait déjà avec les tissus. Elle y voit peut-être l’apparition de quelques gênes pour la vente.
Études secondaires dans la culturelle ville d’Amos, suivies d’un diplôme général du collège Champlain de Lennoxville. Au début des années 90, Joanne Lafond décroche un bac en sociologie et, tout en travaillant dans divers magasins Sports-Experts, elle fréquente les Hautes Études Commerciales (HEC) pour se taper un certificat en relations publiques, puis un autre en marketing, puis un autre en gestion qu’elle doit compléter . . . un de ces quatre.
Durant les dernières années du siècle dernier, Joanne Lafond assurait une coordination à . . . la Société de Développement de l’Avenue Mont-Royal (mais si, mais si), tout juste avant de faire l’acquisition de la boutique de vêtements, mode et accessoires Cannelle, sise au 1139 de l’Avenue.
Un espace bien aéré où mon regard de néophyte a remarqué des pulls originaux, des foulards aux tissus soyeux et de fort jolis chapeaux alliant cuir et fourrure. Volontairement, Joanne Lafond garni ses étalages de vêtements pour envelopper subtilement la femme plutôt que la post-adolescente au nombril dégagé.
Voilà pourquoi on y retrouve des créations québécoises (notamment de Véronique d’Aragon et Gloria Gaudette), des importations et, comble de fierté, une ligne maison, Mirella, du prénom de sa mère avec laquelle elle dessine et fait tourner la machine à coudre.
Deux employées fidèles viennent compléter l’équipe de Cannelle qui se veut également un lieu de rencontres et d’échanges, ce à quoi tient mordicus Joanne Lafond. Parce que l’atmosphère y est pour beaucoup dans le succès de Cannelle.
En rafales . . .
Disque : elle vous suggère la trame musicale du film "Les Aimants" (Dumas-Bastien) Le film "Kolya" du réalisateur tchèque Jan Svorak lui a chaviré le coeur Elle déteste voir quelqu’un se couper les ongles en public Elle tire grand plaisir d’un bain chaud relaxant Au volley-ball, elle se débrouillait fort bien Ayant déjà apprivoisé le violon, elle se verrait musicienne dans une autre vie Commerce coup de ceur : la boulangerie "Les Co’Pains d’abord"
Texte et photo : Michel Danis.






