Arrivant de la région des Charentes en France, Marie-Claude Bernard n’avait que deux ans lorsqu’elle est arrivée à Montréal au milieu des années 50. En apprenant son prénom et son origine, j’ai compris illico l’origine de la raison sociale de son commerce. Et l’endroit mérite fort bien cette sonorité de prestige.
Avant de franchir la porte du 2023 de l’Avenue, j’ai forcément remarqué le récent "face lift" qu’a subi récemment l’immeuble qui abrite l’Institut de beauté Claude de France. La devanture raffraîchie détonne avec ses voisines et ce stucco gris-blanc, combiné aux vitrines aérées et teintées de bleu, confère à l’accueil un air de propreté remarquable.
Offrant ses services à cette adresse depuis les cinq dernières années, Marie-Claude Bernard revendique plus de 30 années d’expériences en esthétisme sur l’Avenue, principalement à l’intersection des Érables où, avant de prendre les commandes de son commerce, elle avait appris les secrets du métier au Centre Canadien d’Enseignement Esthétique situé devant la caserne des pompiers.
Interrogée pour connaître ce qui l’avait conduite dans cette voie, madame Bernard n’hésite aucunement : "À cette époque, les options professionnelles offertes aux femmes étaient beaucoup plus limitées et le chemin de l’esthétisme m’est apparu naturellement".
Dirigeant une dizaine de techniciennes, dont sa fille Érika, Marie-Claude Bernard offre des services de soins faciaux, de pédicure, de manucure, d’épilation et d’électrolyse. Les deux visites m’ont permis d’y observer une clientèle relativement jeune, ce que me confirme la patronne en situant entre 25 et 40 ans la majorité des dames et demoiselles faisant appel à son expertise, la plupart demeurant dans le voisinage.
Une femme distinguée, facile d’approche et chaleureuse avec celles qui viennent lui confier leur épiderme. Telle fut ma perception en ressortant de chez Madame Claude . . . de France.
En rafales . . . En musique, elle m’a nommé spontanément Linda Lemay Elle a bien apprécié le récent film sur Lady Alys Robi, "Ma Vie en Cinémascope" Les gens bruyants l’énervent . . . La lecture la repose . . . Natation, patin et ski la font bouger Dans une autre vie, elle se verrait bien artiste-peintre Elle a un faible pour les Co’ Pains d’abord et le resto Lien sur l’Avenue.
Texte : Michel Danis






