Normand Roy, de la Bijouterie J.Omer Roy et fils

Mariage, fiançailles, anniversaires ou simplement pour souligner le bonheur, l’entrée dans une bijouterie correspond toujours au plaisir à faire ou à se faire. Tel est le défi que la famille du bijoutier Normand Roy relève depuis belle lurette.

Normand Roy dirige la bijouterie J.-Omer Roy et fils depuis 1986. Il faut toutefois remonter jusqu’en 1919 pour retracer l’arrivée de son ancêtre sur l’Avenue du Mont-Royal, coin Saint-Laurent. Deux années plus tard, l’entreprise prenait possession des locaux qu’elle occupe toujours au 1658, près de Papineau.

La bijouterie a donc connu le Festival du Commerce de 1941 qui semble-t-il, a marqué la vie du quartier et amorcé une compétition digne de ce nom avec l’illustre rue Sainte-Catherine. D’ailleurs, J.-Omer Roy était à l’époque le président de l’association des commerçants de l’Avenue Mont-Royal.

Les fils de J.-Omer ont pris les guides du commerce dans les années 50. André Roy expliquait par ailleurs dans "L’Avenue Nouvelles" que le creux des années 60 et 70 s’expliquait par le déplacement de la population plus favorisée vers le nord de la ville.

Au sortir des HEC (en 1978), Normand Roy s’est frotté au monde de la publicité et du marketing avant de prendre le flambeau que lui a tendait son père en 1986. L’Avenue amorçait alors une reprise de son dynamisme, répondant à la demande croissante des jeunes professionnels qui s’installaient dans le Plateau.

L’ancêtre étant avant tout horloger, il n’est pas surprenant que Normand Roy ait mis l’emphase sur les montres dès son arrivée aux commandes. L’émergence de produits sophistiqués et performants (Tag Heuer entre autres) a contribué sensiblement à repositionner la bijouterie et lui permettre de se démarquer de la quinzaine de "bijouteries" alors installées sur l’Avenue. La bijouterie a d’ailleurs tenu son kiosque au Salon Nautique pendant une quinzaine d’années.

Situant son entreprise au niveau précédant le haut de gamme, Normand Roy souligne qu’il n’y a que peu de signatures pour les bijoux de catégorie moyenne, d’où l’importance de bien connaître les goûts de la clientèle et de sélectionner judicieusement les fournisseurs. Le look franchement moderne des bijoux TENO (en évidence sur les comptoirs) illustre bien cette affirmation.

Malgré tout, Normand Roy éprouve une réelle satisfaction à revoir et servir une clientèle vivant désormais à l’extérieur du Plateau. La relation de confiance et les vieilles amitiés d’alors ramènent les fidèles pour une réparation, un nettoyage ou un nouvel achat.

Éprouvé par deux cambriolages depuis le début du millénaire, Normand Roy nous a parlé d’investissements réalisés en sécurité. Le plan de revitalisation des équipements publics (bancs, arbres et affichage) de l’Avenue lui semble également prometteur et ajoutera une convivialité avec la clientèle de tous les commerces. Le reste, croit-il, repose sur le professionnalisme des membres de la SDAMR.

La fille de Normand Roy a commencé son apprentissage derrière les comptoirs, tandis que son fils de quinze ans est davantage préoccupé par sa jeunesse. Qu’à cela ne tienne, Normand Roy peut recharger ses propres batteries les weekends dans un chalet de la région de Magog.

En rafales ...

SON disque : Il le cherche encore... SON film : StarWars de George Lucas parce qu’il lui rappelle une bien belle rencontre . . . Le manque de ponctualité lui fait perdre le sourire Il relaxe pleinement sur un parcours de golf avec un handicap de 13 Il se serait vu . . . en vente toujours, avec un autre produit de qualité.

Texte et photo : Michel Danis.

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