Petits Gâteaux

Christine Mitton et Claire Bélanger : deux femmes d’affaires qui ont uni leurs compétences pour mettre sur pied Petits Gâteaux (783 sur l’Avenue), une boutique gourmande qui a vraiment le vent dans les voiles.

En entrevue, Christine Mitton m’avouera qu’elle et son associée Claire sont de vieilles chums avec tout ce que cela suppose, notamment la complémentarité de leurs talents, Christine est la créative, Claire est la cartésienne. Ainsi, Claire est responsable du financement, de l’administration et des opérations alors que Christine se consacre au créatif, au concept et …à la gourmandise.

Claire Bélanger, bachelière en gestion touristique de l’UQAM exerçait ses talents à la direction du financement de Leucan, y étant notamment responsable de levées de fonds. De son côté, Christine Mitton décrochait un baccalauréat en communications de l’Université de Montréal en 1989. Ayant œuvré dans l’entourage du maire Tremblay (mais seule perdante de l’équipe aux dernières élections dans le Plateau), elle œuvre aujourd’hui au sein de la Conférence Régionale des Élus.

Issue de l’un des premiers mariages « mixtes » au Québec (mère québécoise et père haïtien) dans les années soixante, Christine Mitton a pédalé assez rapidement pour se frayer un chemin. Ses parents oeuvrant dans la médecine, elle n’en a pas moins foncé pour briser les tabous de cette époque.

Laissons la spécialiste des communications publiques décrire son produit à partir d’un carton publicitaire vantant les mérites de Petits Gâteaux :

« Le petit gâteau d’origine anglo-saxonne que l’on surnomme le cupcake, a fait son apparition dans les cuisines québécoises au cours des années 50. Malgré sa popularité, c’est en 2003 qu’une nouvelle génération de cupcakes renaît à New-York grâce à la fameuse pâtisserie du West Village. Depuis, ils sont devenus la petite gâterie préférée des becs sucrés les plus capricieux et une tendance à laquelle on ne peut résister. Colorés, simples, moelleux et surmontés d’une glaçage sucré, ces petits gâteaux à la fois ludiques et coquins symbolisent le retour à l’enfance ».

Le chroniqueur demeure bouche bée et n’a rien à ajouter à cette description …

Avec ses nombreux voyages aux USA et au Canada et par sa connaissance profonde des boutiques tendances du Plateau (elle les connaît toutes !), Christine Mitton a fait appel aux connaissances de sa copine Claire Bélanger pour chiffrer le tout et, officiellement, Petits Gâteaux ouvraient leur porte le 9 mai 2007, le week-end de la Fête des Mères.

Tous les cupcakes sont issus d’une même base : œufs, farine, beurre et lait, tous de première qualité. Pour le reste, une vingtaine de saveurs viendront vous faire rêver, de la banane et sucre à la crème jusqu’à la saveur tarte au citron, en passant par le clin d’œil au whippet, sans oublier les pommes caramélisées. La blonde-rousse du chroniqueur s’est presque évanouie en dégustant le chocolat et poire pochée et la petite Myriam ne se pouvait plus en dégustant ce cupcake à la crème sûre, framboise et chocolat blanc. Qu’on se le dise, le jeune chef-pâtissier Julien Guillegault et le sous-chef Nelson Da Costa sauront bien vous titiller les papilles et la tante-gérante Myrtha saura bien vous guider dans vos choix.

Christine Mitton m’informe aussi que le souci « québécois » est omniprésent dans la boutique : des denrées de base jusqu’aux emballages, en passant par les produits dérivés appuyant la marque Petits Gâteaux, tout est concocté et fabriqué au Québec. Christine me mentionne également que les surplus de cupcakes sont soit acheminés vers la Petite Maison de la Miséricorde où les religieuses savent comment les répartir chez les plus nécessiteux, ou congelés et vendus les jours suivants afin de remettre les profits aux organismes locaux.

La crise économique ? Pas tellement d’effet sur Petits Gâteaux, comme si les gens désiraient s’offrir une petite gâterie malgré les temps difficiles, me confie Christine Mitton. J’ai plutôt tendance à la croire, compte tenu de cette visite-éclair pour m’approvisionner le vendredi suivant notre rencontre, vers les 16h 30. Ça bougeait là-dedans mes amis ! Tante Myrtha n’avait pas le temps de se croiser les bras …

En rafales …

  • Cinéma : le magnifique Cinéma Paradiso avec Philippe Noiret
  • Musique : sans hésiter et même avec entrain, elle me nomme Ella Fitzgerald dont elle possède toute la collection, ajoutant au passage que sa petite fille de deux ans se prénomme ELLA
  • Ce qui l’agace : l’impatience sous toute ses formes, automobilistes, clientèle, etc
  • L’apaisement : regarder la mer, notamment aux Iles-de-la-Madeleine
  • Exercice : elle a fait de la danse intensive plusieurs années
  • Dans une autre vie : elle se verrait en médecine pour sauver des vies
  • Commerce coup-de-cœur : tout naturellement, elle me nomme les deux boutiques de Farfelu qu’elle voit même comme des symboles de la vitalité trépidante du Plateau.

Texte et photos : Michel Danis.

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