Tirer le portrait de Yves-René Marchand

Yves-René Marchand a installé Photomax sur l’avenue du Mont-Royal en 1993, concentrant les activités de son commerce sur le développement de vos pellicules et l’impression de vos images. Photomax a évolué depuis et présente une panoplie de services photographiques complets. Coup d’oeil rapide sur le parcours d’un homme que la photo passionne depuis près de trente ans.

Dans la région de Lanaudière, Yves-René Marchand faisait ses premiers pas au milieu des années 50, dans le petit village de Saint-Jacques-de-Montcalm. Un père qui contracte en excavation, une mère au foyer et un frérot pour rivaliser : voilà qui résume l’environnement familial pleinement centré dans le baby boom.

Vestiges de cette époque tranquille qui a connu, paraît-il, une révolution, Yves-René Marchand a reçu une formation classique au Séminaire de Joliette : élément, syntaxe, méthode, belles-lettres et philo pour y tâter un peu de latin, de grec ancien et autres connaissances dispensées par les religieux. Votre chroniqueur a souri en se remémorant une ambiance scolaire similaire dans l’Outaouais.

Yves-René Marchand n’a pas complété les études qu’il avait amorcées au cegep de Joliette en électro-technique. L’impatience de joindre le marché du travail lui a fait effleurer plusieurs emplois dont ce restaurant qu’il dirigeait, à peine âgé de 22 ans.

Déjà hypnotisé par la photographie (il se rappelle très bien cette Minolta ST-101 acquise en 1975), c’est tout naturellement qu’il est devenu le photographe attitré du journal régional L’Action, un job qui lui a permis d’acquérir une base technique essentielle.

C’est encore la photo qui l’amène à Montréal pour "tirer le portrait" de la clientèle des populaires studios de La Baie. Deux courtes années suivies d’une franchise Foto-Plus dans un Steinberg de Pointe-Claire, au moment où le développement rapide en 60 minutes s’emparait du marché. Yves-René se souvient de l’acquisition rapide et forcée des rudiments de la langue anglaise pour satisfaire une clientèle sensible à cet aspect de la vie dans le west-island. Une persévérance qui lui sert bien aujourd’hui.

En 1986, certains s’en souviennent, l’empire de Sam Steinberg bascule dans le giron de Michel Gaucher et la franchise Foto-Plus disparaît. Parallèlement, Yves-René Marchand aura étalé sur sept années (81-88), en cours du soir, son bac en administration de l’école des HEC. Une persévérance, c’est le moins qu’on puisse dire, dont il a retiré des notions administratives et comptables qui le servent bien aujourd’hui.

C’’st en 1993 que Photomax s’installe sur le Plateau, à quelques portes de son adresse actuelle. Minimaliste, le comptoir offre principalement le service d’impression et quelques cadres pour compléter le tout. Les années difficiles achèvent sur l’avenue et l’absence de compétition permet à Photomax de tirer son épingle du jeu jusqu’à l’installation dans son local actuel en 1999. Passer de 500 à 2400 pieds carrés, ça change un commerce, si vous me permettez l’expression.

Le développement photo représente aujourd’hui 50% du chiffre d’affaires de Photomax. L’autre moitié provient du studio et de la vente d’appareils et autres accessoires. Malgré l’avènement du numérique, fort exigeant sur le renouvellement de l’inventaire pour demeurer à la fine pointe de la technologie, Yves-René Marchand peut compter sur un personnel expérimenté pour la vente et efficace dans l’exploitation du laboratoire.

Appuyant solidement l’essor du concours annuel de photographie Objectif Plateau organisé par la Société de Développement de l’Avenue du Mont-Royal depuis ses débuts, Yves-René Marchand poursuit sa route en vous assistant dans la captation de vos souvenirs.

En rafales :

  • En musique, spontanément, il n’a pas hésité à mentionner un album moins connu de Cat Stevens : Foreigner
  • Au cinéma, Gandhi et Amadeus (avec l’acteur Tom Hulse) trônent en haut de sa liste
  • Il déteste qu’un interlocuteur coupe la conversation pour s’adresser à un cellulaire qui sonne.
  • Lire un bon roman avec un disque de musique classique : un pur plaisir
  • Il se débrouillait bien au ping pong pour les réflexes et la technique. Un sport olympique, ne l’oublions pas !
  • Il se serait bien vu architecte, l’élaboration et la lecture de plans l’ayant toujours allumé.
  • En coup de coeur sur l’avenue, la boutique l’Aromate et le fleuriste Zen attirent ses éloges.

Texte : Michel Danis Photo : Federico Ciminari

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