Menu

À propos de la Société de développement de l'avenue du Mont-Royal

La Société de développement de l’Avenue du Mont-Royal (SDAMR) est une association à but non lucratif qui regroupe les 475 entreprises réparties sur l’avenue du Mont-Royal, entre les rues Saint-Laurent et d’Iberville. Il s’agit plus précisément d’une société de développement commercial (SDC), telle que définie au chapitre C-19 (art. 458.1 à 458.44) de la Loi sur les cités et villes du Québec.

Coordonnées

 

La mission de la SDAMR

 
La SDAMR a comme mission d’assurer, en collaboration avec de nombreux partenaires, la vitalité de l’avenue du Mont-Royal, voir au soutien d’une activité commerciale dynamique en accord avec les besoins et les attentes de différentes clientèles, soutenir ses membres dans le développement de leur entreprise, organiser des activités de promotion et des événements culturels et artistiques afin de développer un sentiment d’appartenance et de fierté chez les résidents du quartier et les gens d’affaires.
 

Les actions de la SDAMR

 
Elle représente, soutient et défend l’intérêt de ses membres
Elle participe à la formation des gens d’affaires
Elle informe les gens d’affaires et leurs employés sur tout ce qui les concerne
Elle s’investit à améliorer l’aménagement et l’image de l’Avenue
Elle anime l’Avenue et augmente son achalandage
Elle travaille à faire connaître l’Avenue, ses gens d’affaires
Elle développe avec une approche stratégique et durable
 

Le fonctionnement de la SDAMR

 
Toutes les entreprises situées sur le territoire de la SDAMR en sont membres et versent à la SDAMR des cotisations annuelles obligatoires. Les assemblées générales de la SDAMR (généralement 2 par année) sont souveraines; lors de ces assemblées, les membres présents prennent des décisions sur différents dossiers. C’est notamment lors de ces assemblées que sont élus les administrateurs de la SDAMR. Les administrateurs forment ensuite un Conseil d’Administration; ils nomment un président, un vice-président et un secrétaire-trésorier. Ensemble, ils prennent des décisions sur les projets et les orientations de la SDAMR, lesquelles sont ensuite mises en pratique par une équipe de professionnels dirigée par un directeur.
 

Odace Événements

 
La SDAMR comporte une filiale culturelle : Odace Événements. Cet organisme à but non lucratif a pour mission d’insérer la culture dans le milieu de vie des citoyens en concevant et réalisant des événements culturels originaux qui questionnent le sens de l’urbanité et favorisent le sentiment d'appartenance de la communauté. Par son approche innovatrice, Odace Événements contribue à multiplier les possibilités d'échanges entre les créateurs et le public et encourage la participation de ce dernier au processus créatif. Cela lui permet de s'approprier et d’investir davantage les espaces publics de la ville et de ses quartiers afin que la culture et les arts deviennent partie intégrante du quotidien et des milieux de vie.
 
De plus, Odace Événements participe activement à l’accroissement de la visibilité de la relève artistique en encourageant la création en marge des courants officiels et la pratique amateur. Ces initiatives contribuent à préserver la diversité culturelle montréalaise, à encourager la participation citoyenne et à faire en sorte que la vie culturelle du quartier soit portée par sa communauté.
 

La création de la SDAMR

 
Dans les années 1950, l’avenue du Mont-Royal est considérée comme étant la rue Sainte-Catherine du nord de Montréal. Sa vitalité commerciale et sa renommée sont étonnantes et à leur apogée. Cela s’explique notamment par le fait que le Plateau Mont-Royal compte environ 60 000 personnes de plus qu’en 2010, que la périphérie de Montréal est encore peu développée et que plusieurs personnalités canadiennes françaises connues s’y rassemblent.
 
En 1980, cependant, le Plateau connaît un triste déclin. Sa population, qui avait culminé à 167 000 personnes en 1961, dégringole à moins de 100 000. Plusieurs institutions du quartier ont fermé et fui, comme l’a fait la population, vers la périphérie montréalaise, dans des bâtiments plus modernes. L’avenue du Mont-Royal en souffre directement et se retrouve délaissée par la clientèle régionale, ingrédient pourtant essentiel à une offre commerciale d’une grande qualité et diversifiée. Ainsi, en 1985, l’Avenue regorge plus que jamais de commerces d’achats courants de piètre qualité (pawn shops, magasins de vente à rabais, etc.). Les façades des bâtiments sont délabrées, les bons investisseurs se font rares, la rue est terne et en proie à l’insécurité, la mendicité, et même, incidemment, la prostitution.
 
C’est dans ce contexte d’affaires rébarbatif que les commerçants ayant pignon sur l’Avenue entre les rues Saint-Hubert et De Lorimier se regroupent et créent en 1985 la Société d’initiative et de développement des activités commerciales Carrefour Plateau Mont-Royal, laquelle s’appelle aujourd’hui la Société de développement de l’Avenue du Mont-Royal et s’étend depuis 2009 jusqu’au boulevard Saint-Laurent et à la rue d’Iberville.
 

Les grandes réalisations de la SDAMR

 
Faire de l’Avenue une destination commerciale incontournable exige des efforts soutenus, de l’imagination et de la coopération avec de nombreux partenaires. En près de 30 ans, la SDAMR a travaillé d’arrache-pied et s’est investie avec ses membres à mener des actions parfois osées, d’avant-garde, mais le plus souvent efficaces, et cela dans plusieurs domaines. Voici un résumé des nombreuses actions entreprises, lesquelles permettent de comprendre pourquoi la SDAMR a souvent fait parler d’elle (surtout au Québec, mais également aux Etats-Unis, en France et en Espagne) et a inspiré et aidé à la création de plusieurs SDC au Québec depuis les dernières années.
 

Comprendre ce qui se passe et se positionner

 
Avant d’agir, il faut réfléchir, analyser, comprendre. Cerner les enjeux, les problèmes, les besoins. Jauger les potentialités, débusquer les opportunités. Pour une SDC, il est indispensable d’appuyer les interventions sur des faits et non sur des impressions. C’est l’approche que la SDAMR a adoptée dès la fin des années 1980, alors que d’importantes études du mix commercial de l’Avenue ont été mises en branle. Depuis les années 1990, la SDAMR a procédé régulièrement à l’étude de l’offre commerciale de l’Avenue, de ses forces, de ses faiblesses, de ses clientèles, etc. Par exemple, en 2009, une importante étude de positionnement a permis à la SDAMR de revoir sa stratégie afin d’assurer la vitalité de l’Avenue dans un contexte commercial de plus en plus difficile et concurrentiel. Aussi, à l’automne 2011, une étude a permis de connaître l’évolution de la provenance de la clientèle de l’Avenue depuis les dernières années. Cette étude a été mise à jour à l’automne 2012, puis à l'automne 2013.
 

Bonifier l’offre commerciale et la faire rayonner

 
Ce qui donne le goût de fréquenter une rue commerciale comme l’Avenue, c’est avant tout la quantité, la qualité, la diversité et l’originalité de ses commerces et de ses institutions. C’est pourquoi, dès ses débuts, la SDAMR apporte à ses membres tout le soutien nécessaire afin qu’ils fassent de leur place d’affaires un lieu attrayant, qui se démarque.
 
La SDAMR agit d’abord en soutenant ses membres à rénover leurs places d’affaires et à les mettre au goût des différentes clientèles qui fréquentent l’Avenue. Pour cela, la SDAMR a mis sur pied avec la Ville de Montréal en 1992 le premier programme de soutien financier à la rénovation des commerces, le programme Opération Commerce. Et c’est d’ailleurs l’Avenue qui présentera le plus grand nombre de dossiers et ira chercher la plus grande part des subventions offertes. En 1994, la SDAMR a lancé le concours Commerce Design conjointement avec l’organisme Design Montréal. Ce concours a permis de souligner la qualité des efforts de rénovation de plusieurs commerçants sur l’Avenue, mais aussi sur l’ensemble des rues commerciales de Montréal. Une logique similaire s’appliquera aux concours Commerce de l’année et Commerce de Noël organisés par la SDAMR dans les années 1990. Puis, en 2008, la SDAMR se fait des plus actives afin de demander à la Ville de Montréal de mettre sur pied une nouvelle mouture du programme Opération Commerce. Ce nouveau programme, le programme Réussir à Montréal – volet commerce, connaît un vif succès sur l’Avenue. En effet, de 2009 à 2011, malgré la récession, la SDAMR réussit encore une fois à inscrire l’Avenue au sommet de la participation à ce programme.
 
Parallèlement, la SDAMR applique le principe voulant que non seulement les places d’affaires doivent-elles être rénovées, il faut aussi « rénover les gestionnaires », soit amener les gestionnaires d’entreprises à adopter de meilleures pratiques. Dès le milieu des années 1990, la SDAMR développe et offre elle-même des activités de formation destinées à ses membres. Ces activités se déclinent en différents programmes de formation, en la production d’un cahier de gestion d’un commerce de détail et en des concours qui soulignent l’entrepreneurship tel que le concours Pignon sur rue. Le succès d’une telle approche amènera la SDAMR à créer en son sein en 2001 un organisme, Détail formation, dédié spécifiquement à la formation dans le domaine du commerce de détail, ceci grâce à un important partenariat développé avec Emploi Québec. D’abord logé dans les locaux de la SDAMR, Détail formation devient une entreprise indépendante en 2002 et offre depuis des services et des activités de formation reconnues dans l’ensemble de la province.
 
En matière de préservation de la mixité commerciale, la SDAMR s’est maintes fois démarquée. Notamment, l’Avenue est devenue en 1998 la première artère commerciale montréalaise à obtenir un contingentement limitant l’implantation de restaurants sur son territoire, cela malgré une vive opposition. Aussi, toujours vers la fin des années 1990, la SDAMR s’est faite la leader dans la bataille visant à limiter l’implantation de grandes surfaces sur le territoire de la Ville de Montréal. En 2009, elle a produit et déposé avec l’Association des Sociétés de développement commercial de Montréal un mémoire invitant la Ville de Montréal à soutenir le commerce de proximité en vue de la préparation de son nouveau plan de développement économique. Plus récemment, la SDAMR a pris position et déposé un mémoire dans le cadre de la commission sur la « cuisine de rue ».
 
Enfin, l’Avenue ne serait probablement pas la même sans les efforts de promotion soutenus déployés par la SDAMR au fil des années. Notamment, en 1997, la SDAMR crée le Guide de l’Avenue, lequel comporte des informations pratiques, met en valeur les commerces de l’Avenue et donne le goût, par sa qualité rédactionnelle, de venir vivre l’expérience d’achat offerte sur Mont-Royal. Cette initiative donne naissance en 2008 à un guide similaire destiné à promouvoir les commerces de l’Avenue à l’approche du temps des fêtes. Par ailleurs, la SDAMR est l’une des premières SDC au Québec à s’être dotée d’un site Internet, à intégrer le réseau des médias sociaux et à organiser des lancements médiatiques. En outre, la SDAMR a créé en 2011 les speed dating commerçants-clients, soit des courtes séances où des commerçants de l’Avenue ont seulement 5 minutes pour séduire et faire revenir un groupe de clients dans leur commerce.
 

Aménager la rue : améliorer le cadre d’achat

 
Les clients veulent des commerces nombreux, diversifiés, de qualité, originaux, mais ils veulent également effectuer leurs achats et se divertir dans un environnement convivial, dynamique, sécuritaire, etc. C’est pourquoi la SDAMR est souvent intervenue depuis le début des années 1990 afin d’améliorer l’environnement d’achat – et de vie – de ses clients et visiteurs.
 
La première implication tangible de la SDAMR en cette matière remonte à la fin des années 1980, au moment d’amorcer la réflexion sur la revitalisation des abords de la station de métro Mont-Royal. Très tôt, la SDAMR prend position et se fait très active dans l’élaboration du concept d’aménagement. D’ailleurs, c’est au sein de la SDAMR qu’est formée l’équipe multi-disciplinaire dédiée à cette revitalisation. Cette équipe devient ensuite autonome et adopte le nom de Centre d’intervention pour la revitalisation des quartiers, aujourd’hui l’agence Convercité. En 2013, une importante réflexion sera de nouveau entreprise avec différents acteurs du milieu afin faire de la place Gérald-Godin un lieu de design, d'architecture et d'urbanisme de la plus grande qualité. En outre, au début des années 2000, la SDAMR s’est investie de la même façon dans le processus de revitalisation du parc des Compagnons de Saint-Laurent.
 
Par ailleurs, en 2004, la SDAMR se dote d’un plan directeur d’aménagement. Celui-ci comporte diverses recommandations, dont l’une se résume à permettre l’aménagement de terrasses sur le domaine public. C’est ainsi que la SDAMR travaillera de concert avec l’arrondissement Plateau-Mont-Royal à l’élaboration du premier projet de contre-terrasses – sur trottoir – à Montréal, lequel prend forme dès l’été 2006. La SDAMR veut aller encore plus loin en 2009 et travaille seule à définir le concept des terrasses sur chaussée. Le projet sera déposé à l’arrondissement à la fin de l’année et fera l’objet d’une mise aux normes avant de prendre forme officiellement au début de l’été 2010. 
 
Enfin, difficile de passer sous silence le programme de soutien financier qui, durant quelques années, a permis aux membres de la SDAMR de fleurir la devanture de leur commerce.
 

Animer l’Avenue et le Plateau via les arts et la culture

 
Dès le début des années 1990, la SDAMR a développé un important partenariat avec l’ancien ministère de la culture et des communications du Québec. Ce partenariat, on le verra plus bas, devait d’abord servir à préserver le caractère architectural patrimonial de l’Avenue. Or, il est vite devenu utile également afin d’élaborer et de soutenir financièrement des activités à caractère artistique et culturel organisées par la SDAMR. Ce modèle de partenariat deviendra vite la norme au sein de la SDAMR, cela avec de multiples organismes tels que Musique Multi-Montréal, Patrimoine Canada, le Conseil des arts et des lettres du Canada, le Conseil des arts de la Ville de Montréal.
 
Ainsi, des activités et événements non commerciaux viendront ponctuellement animer l’espace public de l’Avenue. La première marche de Noël aux flambeaux a lieu en décembre 1995. Celle-ci accompagne l’événement Noël 19e siècle, puis Joyeux Décembre, lequel devient en 2011 Noël sur l’Avenue. Aux foires commerciales organisées par la SDAMR se greffent progressivement plusieurs activités, de telle sorte que naît officiellement en 1996 l’événement Nuit blanche sur tableau noir (qui en était en 2013 à sa 18e édition). En 2000 se tient sur l’Avenue le plus grand défilé d’Halloween jamais organisé à Montréal. En 2002 démarre le concours Objectif Plateau pour une période de 10 ans. En 2005 est organisé le Parcours Sens et culture, lequel se tiendra 2 années de file et aura permis de découvrir plusieurs trouvailles parmi de nombreux commerces de l’Avenue. La même année, l’événement d’art public Paysages Éphémères prend place pour une durée de 6 ans à divers endroits le long de l’Avenue. Aussi, la SDAMR participe à maintes reprises aux Journées de la culture. Et plus récemment, la SDAMR a développé le concept de micro événement, soit un événement éclair, commercial mais aussi culturel et artistique, agissant tel un clin d’œil dans une ville de plus en plus animée. En 2013, la SDAMR a tenu 7 micro événements tout au long de l’année.
 
Il est à noter que la pierre angulaire de toutes ces activités est la constitution, au sein de la SDAMR, d’une équipe dédiée à l’animation vers la fin des années 1990. Celle-ci prend de l’ampleur et devient même en 2001 un organisme à part entière, soit la Société de gestion culturelle et d’animation urbaine de Montréal, aujourd’hui Odace Événements. Le développement d’une expertise en animation urbaine de qualité permettra d’aider à maintes reprises un grand nombre d’autres SDC et de municipalités à organiser leurs propres activités culturelles et artistiques.
 

Mettre en valeur l’histoire du quartier

 
La SDAMR n’a jamais hésité à mettre son histoire en valeur. Notamment, vers la fin des années 1980, il appert que les bâtiments de l’avenue du Mont-Royal ont sérieusement besoin de curetage, d’améliorations locatives et de mise en valeur. En 1988, la SDAMR amorce donc une collaboration importante avec Héritage Montréal, puis avec l’ancien ministère de la culture et des communications du Québec, cela afin de procéder en 1991 à l’analyse typomorphologique des bâtiments de l’avenue du Mont-Royal. Le but de cette opération : assurer la protection de l’architecture patrimoniale sur l’Avenue.
 
C’est dans ce même esprit que la SDAMR a été en mesure de souligner en 1992 le 150e anniversaire de l’activité commerciale sur l’avenue du Mont-Royal. Une exposition de grande envergure déployée dans les vitrines de plusieurs commerces de l’Avenue permettra à tous ceux qui la fréquentent de constater l’ampleur historique de la vocation commerciale de la rue. Un peu plus tard, la même philosophie sera adoptée au moment d’élaborer, en partenariat avec Design Montréal, le concours commerce Design Montréal, cité précédemment. En effet, une grande importance sera accordée aux efforts de mise en valeur architecturale dans la désignation des lauréats.
 
Plus récemment, en 2010, la SDAMR a créé, en partenariat avec la Société d’histoire et de généalogie du Plateau (SHGP), l’exposition Village de Lorimier et a installé dans les vitrines d’une vingtaine de commerces de l’Avenue, situés entre les rues Papineau et Fullum, des panneaux affichant une soixantaine de photos anciennes accompagnées d’explications. La collaboration avec la SHGP remonte d’ailleurs à plusieurs années déjà.
 

Participer à la qualité de vie du quartier

 
La vitalité de l’Avenue étant directement liée à la qualité de vie sur le Plateau, la SDAMR décide de s’impliquer dès ses débuts au sein de différents organismes qui assurent un maintien voire une amélioration des conditions de vie dans le quartier, que ce soit la Maison d’Aurore, le Resto-Plateau ou l’Action Solidarité Grand Plateau (ASGP).
 
Aussi, en 2005, la SDAMR est approchée par des citoyens de la rue Rivard, déçus du fait que la question de la cohabitation entre les résidents et les commerçants ne soit pas prise au sérieux par leurs représentants politiques. Grâce à la SDAMR et à ses ressources, le Code de bon voisinage – qui comporte les règles élémentaires pour une bonne cohabitation entre les activités résidentielles et commerciales ou industrielles –  verra le jour et sera désormais remis à toute personne qui envisage de s’installer sur le Plateau ou d’y faire affaire. Un peu plus tard, la SDAMR s’est opposée fermement à la construction de logements en copropriété sur pilotis le long de la rue Généreux et a travaillé activement à l’amélioration du projet. Aussi, la SDAMR a prêté main forte à l’ASGP au moment d’organiser en 2009 le forum sur le développement de la partie est du Plateau. D’ailleurs, en ce sens, la SDAMR est convaincue qu’une revitalisation de l’Est est possible et s’active déjà à attirer de l’achalandage et des entrepreneurs dynamiques dans le tronçon de l’Avenue compris entre les rues Papineau et d’Iberville.
 
Enfin, dans un autre registre, il est important de souligner l’implication de la SDAMR dans les travaux de la Commission sur la sécurité urbaine et les déplacements du Plateau Mont-Royal et son appui aux activités du Quartier vert, actif et en santé du Plateau-Est.
 

Faire connaître le Plateau Mont-Royal

 
Non seulement la SDAMR fait-elle la promotion de l’avenue du Mont-Royal, elle travaille aussi à faire connaître l’ensemble du quartier depuis plusieurs années. En effet, en 2002, grâce à une subvention du ministère de la Métropole, la SDAMR a mis sur pied l’Office de tourisme (Tourisme Plateau Mont-Royal). Elle publie alors un outil promotionnel à la fois touristique et local. Des parcours artistiques sont également offerts aux visiteurs dans le quartier. En 2003, malgré la fin de la subvention, la SDAMR a décidé de maintenir et de gérer un kiosque d'information à la place Gérald-Godin, devant le métro Mont-Royal. D’autres parcours touristiques sont alors proposés, lesquels mettent en valeur les particularités du quartier (témoins architecturaux, ruelles vertes, murales, etc.). 
 
Par ailleurs, la SDAMR ne rate pas une occasion de parler du quartier lors de colloques ou de journées d’études sur la question du commerce et de l’urbanisme, à Montréal, mais également dans d’autres villes nord-américaines et européennes.
 

Développer de façon durable

 
En 2006, la SDAMR adopte le virage vert. En 2007, elle crée un nouveau poste dont une bonne partie de la  tâche consiste à mettre le développement durable en pratique sur l’Avenue. La même année, un plan de développement durable ambitieux est adopté et mis en branle immédiatement. C’est ce plan qui donne naissance à la campagne de sensibilisation au magasinage à pied, au projet Bécik Vert (une flotte de vélos-partage accessibles gratuitement à partir du kiosque d'information du métro Mont-Royal), aux sacs de magasinage réutilisables aux couleurs de l’Avenue, etc.
 

Les défis de la SDAMR

 
En près de 30 ans, comme on peut le constater, la SDAMR a su continuellement innover et être à l’écoute de son milieu afin de permettre l’une des revitalisations les plus réussies du Québec. Ceci dit, rien n’est acquis dans le monde du commerce. La concurrence se fait de plus en plus vive avec la périphérie montréalaise, les autres artères commerciales de Montréal, les grandes chaînes, les centres d’achats et la digitalisation des habitudes de consommation. Ainsi, la qualité commerciale de l’Avenue n’est pas à l’abri d’un déclin dans les prochaines années si la clientèle régionale décide de ne plus y venir. Les acteurs du quartier doivent comprendre cette équation. C’est pourquoi la SDAMR redouble d’ardeur en ce moment afin de relever les défis et déjouer les contraintes qui entravent de plus en plus l’activité commerciale.
 

La cohabitation entre les activités commerciales et résidentielles

 
Une artère commerciale dynamique du matin jusqu’à la nuit peut s’accompagner de certaines nuisances (bruit, congestion automobile, comportements délinquants, etc.). La SDAMR sait pertinemment que ces nuisances ne doivent pas miner la qualité de vie dans le voisinage de l’Avenue. Devant l’intensification récente des mesures répressives à l’égard des activités commerciales (notamment une augmentation drastique du montant des amendes vis-à-vis de la malpropreté, du bruit et des bagarres, et bientôt un raccourcissement des périodes de livraison), la SDAMR doit poursuivre les efforts de médiation et de sensibilisation auprès de ses membres à l’égard de cet enjeu, comme elle le fait depuis longtemps, mais notamment de façon encore plus tangible depuis juin 2011 avec sa campagne pour une qualité de vie nocturne dans 35 bars et restaurants de l’Avenue. Ainsi, de mai 2011 à août 2013, c'est pas moins de 140 000 sous-verres, 200 affichettes et une centaine d'autocollants incitant à la quiétude qui ont été distribués et affichées dans ces bars et restaurants.