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Aux 33 tours

Boutique Aux 33 Tours sur l'avenue du Mont-Royal
Paraîtrait-il que le long-jeu de vinyle amorce un retour sur les tablettes des disquaires ! On ne parle pas ici de vos vieilleries qui aboutissent finalement sur les étals des ventes de garage. 
Que non. On parle bien de disques neufs produits par les pros du métier. Mais vous prédire que le 33 tours finira par supplanter les CDs et MP3, voilà une marge que ne saurait franchir Pierre Markotanyos, ci-devant propriétaire de la boutique Aux 33 Tours déménagée au 1373 de l’avenue du Mont-Royal.
 

Les origines

 
Originaire de Verdun quelque part dans les années 60, Pierre Markotanyos a passé l’essentiel de sa jeunesse sur la Rive-Sud pour y compléter primaire, secondaire et diplôme en marketing au cegep de Ville LaSalle.
 
Collectionneur émérite de cartes sportives et de bandes dessinées, il y ouvre donc un comptoir pour collectionneurs tout en se familiarisant avec le rudiments de la tenue d’un commerce.
 
Pierre Markotanyos m’a également parlé de ce rêve d’enfant qui l’a poussé, dès son réveil, à exiger de sa mère qu’elle lui procure une guitare. De là s’est amorcée une passion musicale qui en a fait un musicien-multi-instrumentiste-auteur-compositeur-interprète (fiou !). Il sera membre des Chapeaux Noirs (pop franco) qui seront de la compétition 1991 à l’Empire des Futurs Stars au Club Soda.
 
Il ferme son comptoir de cartes et BDs en 1996 pour passer chez Bell, direction Marketing et Service Clientèle, sans délaisser la musique pour laquelle il installe son propre studio numérique avec un enchevêtrement de spaghettis (les fils entrecroîsés) dans son propre salon.
 

Puriste du vinyle

 
En 2001, il ouvre un comptoir de CDs à Laval qui se transporte sur le Plateau (qu’il fréquentait dès son adolescence pour les disques) le 1er avril 2007 en y ajoutant le 33 Tours vinyle.
 
L’expert en sonorité désamorce les fausses vérités et les mythes sur la supériorité du son CD. Il me parle entre autres de ces 4400 photos de la trame numérique pour une seule minute de son, ce qui forcément va nuire à l’ensemble de la production.
 
Pierre Markotanyos voit une nette scission dans la consommation musicale qui s’en vient. D’un côté, la musique mp3 d’ordinateurs ou de téléphones avec une piètre qualité de son et son aspect jetable après quelques auditions. De l’autre côté, les puristes qui vont écouter un son supérieur en lisant les informations sur l’artiste créateur à même l’album qu’ils ont entre les mains, d’où le regain de vie appréhendé du vinyle.
 
Aux 33 Tours, le CD y est offert dans un large éventail mais aussi et surtout le vinyle pour lequel on pratique également la formule de l’échange. À partir de $2.99 pour un Cabrel usagé jusqu’à $39.99 pour l’album Aqualung de Jethro Tull récemment remasterisé. Le baby-boomer que je suis fut particulièrement impressionné par les 40 vinyles différents des Rolling Stones et pas moins d’une quinzaine de Procol Harum ! Avis aux amateurs de ces "vieilleries" qui trottent toujours dans vos têtes.
 
Dans ce grand local aéré et enveloppé d’un son impeccable, on trouvera également quelques tables tournantes usagées, des T-Shirts, banderolles et autres affiches à saveur rock and roll. Et les conseils de Pierre Markotanyos et son équipe.
 

En rafales …

  • En musique, le disque Frengers de Mew et Nashville de Josh Rouse
  • L’amateur de cinéma a bien apprécié Evil Dead de Sam Raimi
  • L’expert en BD opte pour Tintin et les Picaros
  • Il rage devant le je-m’en-foutisme des piétons à l’intersection St-Hubert/Mt-royal
  • Il relaxe avec un disque vinyle (bien sûr) de jazz et un vin rouge australien
  • En sport, un ménisque disjoncté a stoppé sa carrière de hockeyeur
  • Comme autre métier, il se serait bien vu … sur la scène
  • Coups de cœur sur l’Avenue Folie en Vrac et Délices Bio
Texte et photo : Michel Danis