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Louise Lapierre: Danser sur l’Avenue

Louise Lapierre: définition en un mot ? Unique.
Audacieuse, bâtisseuse, conseillère, courageuse, créatrice, déterminée, dirigeante, éducatrice, entrepreneure, fondatrice, formatrice, guide, incitatrice, innovatrice, instigatrice, pionnière, productrice, promotrice, protagoniste, téméraire, visionnaire. En un mot ? Unique.

Cette définition émane de Louis Robitaille, le directeur artistique des célèbres Ballets Jazz de Montréal. Qui dit Louise Lapierre dit danse. L’École de danse Louise Lapierre pour être plus précis, puisque pas moins de trente cinq années se sont écoulées depuis la création de cette institution dans les turbulentes années 70. Bien installée à l’étage supérieur d’un immeuble de l’avenue, on y trouve une véritable ruche de danseurs. Louise Lapierre insiste pour souligner la collaboration extraordinaire du groupe Jean Coutu, propriétaire des lieux.
 
Culture et Affaires. Un tandem pas toujours évident. Les sempiternelles subventions. Stop ! Louise Lapierre applique les freins. Pas de subvention dans son histoire. Il est rare qu’une entreprise culturelle puisse se mettre en orbite sans l’apport de subsides gouvernementaux. C’est pourtant l’exploit qu’elle revendique. Petit prêt sans intérêt d’amis de la danse pour six mois, un bon concept (le loisir-danse), un bon emplacement, un peu de chance et une clientèle fidèle : c’est parti pour trente ans.
 
Membre de la SDAMR depuis sa fondation, Louise Lapierre estime que le regroupement s’avère essentiel pour faire le lien entre les commerçants et leurs actions communes. Outre les services tels la décoration thématique, l’organisation d’événements et de concours, la publicité ou la sécurité, elle y voit aussi l’importance de l’innovation, la recherche et le développement culturel qui enveloppent l’avenue grâce aux efforts de la SDAMR. La communication entre marchands ne serait pas la même sans le regroupement, ajoute-t-elle.
 
Tenant compte du fait que 70% de sa clientèle provient de l’extérieur du Plateau (on parle ici de 2000 personnes hebdomadairement), Louise Lapierre en déduit une contribution non mesurée mais évidente pour les commerces avoisinants. Mais elle s’empresse d’ajouter que les gens aiment aussi fréquenter son école pour le voisinage du plateau et la mixité agréable et attirante des commerces de l’avenue. "On se dynamise les uns les autres", nous confiait-elle.
 
Plusieurs d’entre vous se rappelleront certaines ouvertures de la fête Nuit Blanche sur Tableau Noir, alors qu’en pleine nuit, les danseuse déployaient leur agilité sur le bitume de l’avenue pendant que les artistes peintres y étalaient les couleurs éclatantes de leurs fresques géantes. Une osmose parfaite entre le commerce et la culture.
 
Une femme d’affaires culturelles, titrait la Une du magazine Vision d’affaires dont nous avons tiré l’essentiel de ce texte. Une expression appropriée. Affaires et Culture : n’est-ce pas également ce qui caractérise la mission de la SDAMR ?

Texte : Michel Danis. Photo : Federico Ciminari.