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Pierre Castonguay : pizza et cinéma ?

Pierre Castonguay a commencé son parcours dans les années 1960 au-dessus de l’épicerie familiale, coin Chambord et Saint-Zotique.
Ont suivi Saint-Léonard, Ville Mont-Royal, l’Espagne, Outremont et… le Plateau. Propriétaire du Pizzédélic Mont-Royal depuis 1994, il a une autre corde à son arc…
 
Le paternel épicier avait senti le vent venir au milieu des années : les Steinberg de ce monde allaient tripler, voire quintupler les surfaces de ventes et les petites épiceries locales allaient devoir céder la place. Déplacement familial vers Saint-Léonard à une époque où subsistaient quelques fermes agricoles.
 
Au lendemain de l’Expo Universelle de Montréal, les Castonguay exploitent des restaurants en concession sur les îles Terre des Hommes et La Ronde. Les années passent et Pierre entre au collège Brébeuf y côtoyer, avec un certain étonnement, la faune outremontoise dans un environnement académique impeccable. Suivra un bac en finances des HEC en 1982.
 
En hiver, les restaurants de la Ronde sont… fermés. Pierre Castonguay s’associe avec son père dans la vente d’équipements de… restaurants. Retour en classe pour obtenir un certificat en Communications à l’UQAM (88-90) avant d’aller passer deux années en Espagne dans le cadre de l’Exposition Universelle de Séville.
 
Revenu au Québec dans les débuts de sa trentaine, Pierre Castonguay fait le grand saut en 1994 en devenant le premier franchisé de la jeune chaîne Pizzédélic qui comptait alors quatre établissements. Époque bénie des loyers abordables sur l’avenue du Mont-Royal, combinée aux premières accélérations de sa revitalisation.
 
Le restaurateur ouvre une parenthèse pour souligner les effets bénéfiques et stimulants des activités mises sur pied par la Société de Développement de l’Avenue Mont-Royal pendant ces années de croissance à haute vitesse.
 
"Pizzédélic", un nom accrocheur et représentatif de la contribution des fondateurs à secouer l’univers de la pizza. Les classiques italiennes et leurs dérivées américaines sont assiégées par ces nouvelles garnitures agencées aux goûts du jour et à l’ouverture des montréalais aux cuisines nouvelles et étrangères. Succès immédiat !
 
Avec les années, les pâtes fines se sont ajoutées au menu et une terrasse longe désormais la rue Brébeuf à compter du 1er mai. Pierre Castonguay aime bien la variété de sa clientèle qui peut être familiale en après-midi du weekend, ouvrière en soirée, avec ou sans costard le midi, mais toujours sans prétention. Une équipe de 25 employés s’affairent à servir tout ce beau monde.
 
Le Pizzédélic Mont-Royal (http://www.pizzedelic.net) fêtait donc son dixième anniversaire en novembre dernier. Un DJ anime désormais les soirées du jeudi et vendredi, alors que les samedis sont consacrés à la musique du monde avec des performances jazz, flamenco, arabisante ou autres.
 
J’oubliais ! La deuxième corde de l’arc. Pierre Castonguay se passionne aussi pour l’écriture, notamment l’élaboration de scénario pour le cinéma. Un long métrage portant sur l’histoire que son imaginaire lui a fait écrire est d’ailleurs en voie d’être officialisé. Mais il ne faut pas en parler…
 

LES RAFALES

  • Disque : Jack Johnson, un amerloque qui donne dans le folk song
  • Cinéma : Le récent oscarisé Million Dollar Baby et Turtles can fly, un film iranien.
  • L’impolitesse l’énerve
  • Les voyages le comblent (avec le Japon dans sa mire…)
  • Il pratique encore le tennis, mais en été à l’extérieur
  • Un projet sérieux et presque officiel en écriture de scénario cinéma
  • Coups de cœur sur l’Avenue : Lily Farouche et le M!sto
 
Texte : Michel Danis Photo : Federico Ciminari