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Zen, le pouvoir des fleurs

C’est en 1992 que Bernard Prévost plantait la graine initiale de la boutique ZEN sur l’avenue du Mont-Royal. Comme un présage des années bouillonnantes qui allaient suivre sur l’artère commerciale la plus dynamique de la métropole.
Revenons en arrière pour suivre le parcours de Manon Trépanier qui arrivait sur terre à Montréal en 1959 dans un quartier qu’on allait baptiser beaucoup plus tard le Village.
 
Manon Trépanier a rapidement reconnu la sentier qu’elle allait suivre pour gagner sa vie. Certainement douée pour les chiffres, elle entrait à la Banque Nationale de Ville d’Anjou dès la fin de son secondaire pour y séjourner une dizaine d’années sans interruption. Puis, de 86 à 90, elle saute dans la gestion d’immeubles et multiplie les représentations à la Régie du logement.
 
Nouveau virement : elle amorce un séjour chez Tam Tam, une boîte publicitaire qui a pignon sur rue dans le Plateau. Elle y fera la connaissance de Ghyslaine Fallu, celle qui la mettra finalement sur le chemin … des fleurs. En 1995, Manon Trépanier fait aussi son entrée chez BOS, l’imposante maison publicitaire où elle assure toujours gestion et tenue de livres à temps partiel.
 
Tout en dirigeant sa boîte Tam Tam, cette Ghyslaine Fallu avait justement la boutique ZEN comme fournisseur officiel pour les divers événements médiatiques qu’elle organisait. Elle ira même jusqu’à s’associer avec Bernard Prévost pour diriger ZEN.
 
Vous me voyez venir ? Eh oui, en 2002, Ghyslaine Fallu a vendu ZEN à Manon Trépanier l’administratrice et Vincent Brochu l’artiste décorateur et paysagiste qui sont aujourd’hui à la barre de la boutique de fleurs.
 
Nous voilà donc dans la boutique. Préalablement, il y avait aussi cette vitrine absolument superbe que Vincent Brochu modifie et change régulièrement ce qui, n’en doutez pas, rapporte ses dividendes, me confie la propriétaire …
 
Beaucoup de va-et-vient du personnel dans la place ai-je noté en cette fin d’avant-midi. Les commandes arrivent et repartent pour les livraisons. Manon Trépanier me surprendra en m’avouant que ces fameuses livraisons représentent pas moins de 60% du chiffre d’affaires. Le corporatif est friand de fleurs fraîches et ZEN s’y est trouvé un belle niche. Même qu’une compagnie de livraison lui est entièrement dédiée …
 
Aujourd’hui, 14 personnes permettent à ZEN de fonctionner quotidiennement de 9h à 18 heures (une heure plus tard les vendredis et samedis). Fleurs et plantes (25% de la demande) y sont étalés entre des pots, paniers et contenants divers pour tous les prix variant de $15 jusqu’à $250 pour les œuvres spéciales.
 
Les Fêtes approchent et j’ai posé la question « fatigante » à Manon Trépanier : aurez-vous autres chose que les éternels poinsettias comme gros vendeur ? Elle me répond fièrement que les arrangements spéciaux de séchées offerts par les créateurs de ZEN pour souligner la fin d’année n’ont pas leur égal dans le Plateau …
 

En rafales

 
  • Elle est toujours fascinée par la voix unique de Ginette Reno.
  • Au cinéma, elle est principalement abonnée à son club vidéo et elle aime bien les films à la Walt Disney, notamment le Miracle sur la 34ième rue.
  • Les retardataires énervent la ponctuelle Manon.
  • Son plaisir pur à 100% : s’évader les weekends à sa maison de campagne de Saint-Alexis-des-Monts.
  • Dans sa jeunesse, elle a brillé en athlétisme, notamment le saut en longueur et le javelot. Une autre carrière l’intéresserait en … langues puisqu’elle se débrouille en français et anglais (bien sûr), mais aussi en grec, en allemand, en …
  • Ses coups de cœur sur l’Avenue vont au resto Stromboli et à la maison de souliers Tony Pappas.
Texte et photo : Michel Danis.