Découvrez l’histoire de votre quartier et de ses lieux emblématiques : la maison de la culture du Plateau Mont-Royal, l’avenue du Mont-Royal, le Parc Laurier et bien d’autres places qui ont façonné le caractère unique du Plateau.
La Maison de la culture du Plateau Mont-Royal L’ancien pensionnat Saint-Basile est aujourd’hui la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal. Érigé en 1896, cet édifice, dont le clocheton élaboré est visible tout au long de l’avenue, est un des points de repères du quartier. Appartenant aux religieuses de Sainte-Croix, celles-ci en font un pensionnat et une école. Incendié dans les années 70, il est recyclé en 1983 et devient la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal qui regroupe une bibliothèque et un centre culturel où sont offerts de nombreux spectacles gratuits.
Avenue du Mont-Royal Vers 1890, on voit s’ériger sur l’avenue du Mont-Royal des rangées de maisons. Frontière entre le village de Coteau Saint-Louis et de Saint-Jean-Baptiste, l’avenue devient rapidement l’artère principale du Plateau. On transforme les rez-de-chaussée en établissements commerciaux, ce qui se traduit dans certains cas par la construction d’annexes d’un étage en façade. Cent ans plus tard, soit en 1990, un processus de revitalisation de cette artère commerciale voit le jour. En revitalisant tout en mettant de l’avant la conservation des immeubles, l’avenue du Mont-Royal offre aujourd’hui une panoplie de fines boutiques et de restaurants faisant ainsi la preuve qu’il est possible de concilier patrimoine, commerce et qualité de vie des résidents.
Galeries rue de Grandpré, 4668-4698, rue de Grandpré Les galeries finement ouvragées de ces maisons nous rappellent ce besoin de socialisation qu’on amène de la campagne à la ville. Il est facile d’imaginer des gens habillés comme au siècle dernier jasant sur le pas de leur porte ! Et qui sait si ce n’est pas de là que vient la réputation de convivialité des habitants du quartier !
Rue Gilford C’est par ce chemin que passaient les carriers pour aller de leur travail à la maison. Traversant le Coteau Saint-Louis, ce chemin, appelé alors le chemin des Carrières, se rend jusqu’au village Saint-Jean-Baptiste, où il change de nom pour s’appeler le chemin de la Tannerie. Entre autres tanneries, celle de Plessis-Bélair est située aux environs de l’intersection actuelle de l’avenue Mont-Royal et de la rue Henri-Julien. On dit qu’une rivalité entre carriers et artisans des tanneries s’est développée et que des bagarres légendaires ont éclatés régulièrement entre les « pieds noirs » des carrières et les « nombrils jaunes » des tanneries.
Parc Laurier Pendant plus d’un siècle, ce terrain est occupé par les carrières Dubuc et Limoges d’où on extrait une pierre calcaire que l’on appelle aussi la « pierre de Montréal ». Cette pierre a servi à la construction de nombreux édifices et monuments de Montréal, dont l’église Notre-Dame et le marché Bonsecours. Rapidement, des familles s’installent à proximité, ce qui entraînera la naissance du village de Coteau Saint-Louis en 1846. À la fin du XIXe siècle, lorsque les carrières sont épuisées, le terrain est acheté par la Ville de Montréal qui en fait un dépotoir. Le parc que vous avez devant vous a été aménagé par la Ville en 1925.
L’Académie des Saints-Anges, 1361 boul. Saint-Joseph Est et l’église Saint-Stanislas de Kosta, 1350, boul. Saint-Joseph Est Ces deux édifices ont été rendus célèbres par l’écrivain Michel Tremblay dans ses Chroniques du Plateau Mont-Royal. En effet, le deuxième livre de ses Chroniques s’intitule « Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges ». On se retrouve donc ici en plein cœur de l’univers de Michel Tremblay, près de la rue Fabre qui l’a vu grandir. L’église, terminée en 1912, est de style Néo-Roman. Ses dimensions imposantes rappellent la ferveur religieuse, ravivée par le congrès eucharistique de 1910 qui anime les Montréalais de l’époque. Les clochers et la coupole de cette église témoignent du savoir-faire des ferblantiers-artisans.
Ancien Hôtel de Ville de Lorimier, 2151, avenue du Mont-Royal Est Construit en 1901 aux coins de l’avenue du Mont-Royal et la rue des Érables, ce poste d’incendie abritait à la fin du XIXe siècle, l’Hôtel de Ville de Lorimier. Les élus d’alors y votèrent de nombreux règlements sur la construction, l’hygiène et les nuisances publiques, ce qui a valu à cette municipalité la réputation de ville bien gérée. Elle est annexée à la Ville de Montréal en 1909.
Parc Lafontaine Au milieu du XIXe siècle, ce terrain fait partie de la ferme Logan. Acheté par le gouvernement fédéral qui veut en faire un champ de manoeuvres militaires, ce site est aménagé en parc par la Ville de Montréal en 1888. Aujourd’hui, le parc Lafontaine accueille, dès les premières belles journées du printemps, une foule bigarrée. On vient se détendre à l’ombre des arbres ou pique-niquer en prenant un bain de soleil. Les étangs aménagés offrent la possibilité de faire du pédalo durant la saison estivale. L’hiver, on y pratique le patin sur leur surface surgelée au son de la musique ! De plus, un théâtre en plein air, le Théâtre de Verdure, propose pendant l’été, une programmation d’événements allant du concert de musique classique au spectacle de danse africaine en passant par le folklore d’ici et d’ailleurs.
Monument Félix-Leclerc Les chansons de ce grand compositeur-interprète, écrivain et poète (1914-1918) se retrouvent dans le répertoire des chansons populaires québécoises. Acclamé en France au début des années 50, il mérite le prix du disque de l’Académie Charles-Cros de Paris (1951, 1958, 1973). Ses chansons et ses livres parlent de ce qu’il connaît bien : l’amour, la nature, le terroir et l’homme. Intitulée « Debout », cette statue de bronze a été érigée en 1990 par Roger Langevin.
Monument à Dollard des Ormeaux Conçu par Alfred Laliberté en 1920, ce monument a été érigé en mémoire de cet officier français tué en 1660 par les Iroquois au Long-Sault avec seize de ses compagnons. Devenu un des héros des Québécois, ceux-ci soulignent sa mémoire par un jour férié le troisième lundi du mois de mai.
Carré Saint-Louis Le carré Saint-Louis occupe le site d’un ancien réservoir à ciel ouvert qui a été fonctionnel jusqu’en 1852. À la suite d’un incendie qui ravage, à l’été 1852, près de la moitié des maisons de la ville, on légifère pour le creusage d’un aqueduc et d’un nouveau réservoir, le réservoir Mc Tavish situé sur le flanc de la montagne. Ce réservoir remplacera donc le réservoir Saint-Louis devenu insuffisant pour les besoins de la ville. Le site actuel a été aménagé en 1876. Autour du carré Saint-Louis, on retrouve des maisons dont la richesse architecturale est unique à Montréal. Remarquez les importantes constructions comportant des menuiseries en bois ouvré de style victorien.
Fusiliers Mont-Royal, 310, avenue des Pins Est Non, ce ne sont pas des chevaliers en armure que vous verrez sortir par cette porte ! Cet édifice aux allures de château médiéval avec ses tours crénelées est le manège militaire des Fusiliers Mont-Royal, construit en 1911. Le corps principal de l’édifice, couvert d’un toit en pente, correspond à la salle d’exercices.
Église Saint-Jean-Baptiste Construite en 1875, l’église est la proie des flammes en 1898 et 1911 et prend sa forme actuelle en 1912. Elle est, à l’époque, la deuxième plus grande église de Montréal. Aujourd’hui, seules les cloches Paccard importées de France en 1909 sont originales. Son style classique avec un porche en projection en fait une église au style unique à Montréal. D’ailleurs, elle a été déclarée site du patrimoine par la Ville de Montréal en 1989. Des concerts y sont donnés régulièrement. Laissez-vous imprégner par la musique de nombreuses formations musicales ! (voir programmation)
Rue Saint-Denis Nommée ainsi en l’honneur de Denis-Benjamin Viger, premier président de la Société Saint-Jean-Baptiste, la rue Saint-Denis est d’abord une prestigieuse rue résidentielle. Dès 1880, elle devient un axe de circulation important. À toutes les 15 minutes, on y empruntait un tramway hippomobile vers l’avenue du Mont-Royal. Aujourd’hui, la rue Saint-Denis est reconnue pour ses terrasses, ses bars animés, ses nombreuses boutiques et ses bons restaurants. Si on lève les yeux, on retrouve encore les charmes de l’architecture d’antan.
Rue Saint-Hubert (maisons contiguës) Construites à l’unité selon un plan individuel et varié, ces maisons sont destinées à la bourgeoisie . D’ailleurs, les rues Saint-Denis, Berri et Saint-Hubert forment, en 1880, la Côte-à-Baron, où notables et riches francophones s’établissent. Ici, le balcon connaît son plein essor. Les riches du temps se permettent corniches élaborées, grandes fenêtres aux magnifiques vitraux et petits coins de verdure. On reconnaît ici l’exubérance victorienne. Au 4455 rue Saint-Hubert se trouve l’ancienne maison de Camilien Houde, maire de Montréal de 1928 à 1954.
Sanctuaire d’adoration du Très-Saint-Sacrement, 500, av. du Mont-Royal Est On trouve ici le premier monument d’adoration du Très-Saint-Sacrement en Amérique inauguré en 1890. En 1892, la construction de la nouvelle chapelle est complétée. Deux ailes sont ensuite ajoutées 1896 et 1908 qui servent de noviciat et de résidences. Cet édifice a été déclaré monument historique le ministère des Affaires culturelles en 1979. L’église a été restaurée en 1984 après un incendie. Il possible de visiter le Sanctuaire tous les jours de 7h à 20h45.
Boulevard Saint-Laurent Le boulevard Saint-Laurent traverse Montréal de part en part. Axe de développement du Plateau dès les années 1840, le boulevard Saint-Laurent a vu s’installer, dès 1880, des immigrants d’origines diverses venant chercher du travail dans les manufactures, les ateliers ou en s’ouvrant un commerce le long de cette artère. C’est ainsi qu’est née la réputation de cosmopolitisme donnée au boulevard le plus connu de Montréal, aussi nommé « La Main » de Montréal. Encore aujourd’hui y gravitent de nombreux résidents et commerçants d’origines diverses, donnant l’impression aux visiteurs de parcourir plusieurs pays en quelques coins de rues ! De plus, le boulevard Saint-Laurent est reconnu pour l’ambiance de ses bars et de ses cafés, endroit idéal pour les oiseaux de nuit !
Ancien Hôtel de Ville de Saint-Louis-du-Mile-End, 5 Laurier Ouest Cet édifice aux allures de château a été construit en 1905. L’édifice regroupait tous les besoins de la d’alors : salle de conseil, caserne de pompiers, poste de police, cour du greffier, dortoir, écuries et grenier à fourrage. Une plaque et le balcon d’où les édiles s’adressaient aux foules évoquent ce passé. Aujourd’hui, il loge une caserne et un petit musée des pompiers ouvert le dimanche entre 14 h et 16 h.
Église Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End, 5039 rue Saint-Dominique Érigée en 1858 sur un terrain donné par le docteur Pierre Beaubien, propriétaire de carrières, cette église rappelle, par son style, l’exubérance baroque latino-américain. La façade actuelle date de -1902. À l’intérieur, la chapelle du Sacré-Cœur est décorée en 1919 de tableaux d’Ozias Leduc dont on sent une certaine influence Art nouveau. Juste en face, le parc Lahaie rappelle que cet emplacement était le noyau du village de Saint-Louis-du-Mile-End.
Église Saint Michael the Archangel, 105 rue Saint-Viateur Ouest Construite en 1915, cette église surprend par ces allures de mosquée. En fait, l’architecte Aristide Beaugrand-Champagne s’inspirant de l’art byzantin, a choisi cette forme en rappel des premières églises chrétiennes comme le souhaitait le pape Pie X. À l’époque, la construction du dôme en béton fut une prouesse technique. En fait, cette coupole de béton mince (moins de 200 mm sur une portée de 23 mètres) représente, à l’échelle mondiale, une utilisation hardie de ce matériau au début du siècle. Construite pour la communauté irlandaise dont le trèfle symbolique orne les colonnes de l’entrée, l’église dessert la communauté polonaise.
Ancienne palestre nationale, 840 rue Cherrier En 1894, la bourgeoisie francophone, formée de notables et d’universitaires, fonde une association de loisirs et de sports : l’Association Athlétique d’Amateurs Nationale, le premier club athlétique exclusivement canadien-français. Le but de l’Association est de « promouvoir parmi la jeunesse l’athlétisme et la gymnastique ». Ce n’est qu’en 1918 que l’Association, qui a acheté le terrain sur la rue Cherrier, ouvre officiellement les portes de son centre sportif. On y trouve gymnases, allées de quilles, piscine, et même des salles pour les jeux d’échec et de dames ! Notons, qu’entre autres sports, le hockey faisait partie de ceux pratiqués par les membres de l’Association. En 1943, l’équipe de hockey appelée Le National compte dans ses rangs les Bernard Geoffrion et Henri Richard. La Palestre nationale est vendue en 1974 à l’Université du Québec à Montréal qui en fait un de ses pavillons. On y retrouve aussi deux organismes qui produisent des spectacles de danse.
Rue Pontiac (coin de Bienville) Ces maisons villageoises sont les témoins des origines ouvrières du Plateau. Ouvriers des carrières et artisans y vivaient avec leur famille. On note qu’il y a un siècle, ces familles comprenaient en moyenne cinq personnes et que le taux de mortalité était trois fois plus élevé que dans les quartiers aisés.
Parc du Portugal (angle Saint-Dominique et Vallières) La présence des Portugais dans le quartier date des années 60. Ce sont eux qui, en s’installant autour des rues Coloniale, de Bullion, Roy et Rachel ont contribué à freiner la détérioration du quartier, ce qui leur a valu un prix d’excellence de la part de la Société d’architecture de Montréal en 1975. Leur présence se remarque par les fleurs et les vignes poussant dans leurs minuscules parterres. Le Plateau leur doit aussi un usage original de la couleur, comme on peut le voir sur les façades des maisons de la rue Drolet au sud de Duluth. Le parc du Portugal est un des témoins d’une vie communautaire intense. Les designers municipaux qui ont composé l’aménagement de ce petit parc de quartier ont voulu l’imprégner de la culture portugaise. Ainsi, ils ont coiffé le kiosque à musique d’un coq.
Eglise Saint-Pierre-Claver, 2000 boul. Saint Jospeh Est Au début des années 1900, les francophones érigent des paroisses à l’est du boulevard Saint-Laurent. Construite par les architectes Joseph Venne et J.O. Marchand, cette église dont les clochers se dressent sur le boulevard Saint-Joseph, est située à proximité de l’école paroissiale, noyau de la communauté de l’époque.
Rue Sherbrooke (de Bordeaux au parc Lafontaine) On retrouve ici de nombreux exemples de villas. Habitées par la bourgeoisie anglophone, ces maisons isolées avec jardins, comprennent tourelles, corniches élaborées, porches et colonnes. En fait, tout ce qui peut démontrer la richesse de leur propriétaire. Les matériaux les plus utilisés sont l’ardoise ou le cuivre et la pierre.







