En 1962, Lucie Émard poussait son premier cri à Ville Émard (eh oui !). Ce n’est donc que trois années plus tard que le chanteur français Christophe se pointait sur le plateau de Jeunesse d’aujourd’hui pour y chanter son tube « Moi je construis des marionnettes avec de la ficelle et du papier ». Comme une prémonition ? Pas vraiment, mais l’anecdote eut été fort jolie.
Après une adolescence sur la Rive Sud et son cegep à Longueuil en Sciences Humaines (sans mathématiques, insiste-t-elle !), elle arrive sur le Plateau Mont-Royal en 1985 et elle n’en bougera plus, y trouvant matière à développer ses deux passions : les marionnettes bien sûr, mais aussi le chant chorale.
La piqûre marionnette la frappait en 1991 pour le quarantième anniversaire de l’union de ses parents : une présentation de leur vie en marionnettes issues de son imaginaire. Après ce premier opus fort probant, elle récidive avec l’écriture d’un premier spectacle pour le troisième anniversaire de son fils Félix dont je vous parlais en conclusion, d’un article sur son papa, l’inénarrable François Gourd. Blaise, le fils cadet, naîtra d’une union subséquente.
Ce premier show intitulé « Barbarie et le voleur de bonbons » sera suivi de « La vraie histoire du Père Noël » qui fera la tournée des garderies et des écoles primaires. Autodidacte et habile manuellement, Lucie Émard développe son penchant pour la création de personnages. Avec des marionnettes à gaine, des marionnettes à cordes ou des marionnettes sur bâton, elle bonifie son art au fil des années.
Marionnettes et chant
Parallèlement à ce monde pas nécessairement irréel, Lucie rejoint l’ensemble vocal « Les jongleurs de la gamme » où elle peut mettre à profit sa voix spéciale de soprano 2. C’est au sein de ce groupe que Lucie a fait la connaissance de Mireille Tremblay, la responsable de « l’habillement » de l’immense ange du défilé. Les personnages en question furent d’ailleurs créés pour un spectacle thématique de la chorale.
Les diverses créations de Lucie Émard font également l’objet d’expositions et d’ateliers. Ces ateliers livrés dans les écoles exigent une forte participation des élèves autant que des professeurs et constituent une pédagogie créative touchant divers thèmes chers aux enfants : non-violence, environnement ou recyclage. Lucie peut donc y étaler sa polyvalence : organisation, création et conception.
Une dernière touche musicale ? La dame des marionnettes a fondé une nouvel ensemble vocal « Les petits choristes du Plateau » qui s’adressent aux 7 à 12 ans, sous la baguette d’Andrei Bedros.
S’il vous prenait la douce et originale fantaisie d’offrir une marionnette personnalisée à votre bout-de-chou, votre amour ou le complice de votre amitié, Lucie saura bien écouter vos spécifications au 514-849-4439. Le numéro assure également l’information pour la chorale des enfants.
En rafales :
- En musique, le classique à ses faveurs, notamment J.S. Bach<
- Au cinéma, « La vita e bella » de Roberto Benigni
- Elle ADORE la première neige et ses gros flocons
- Elle DÉTESTE qu’un interlocuteur interrompe la discussion en répondant à la sonnerie de ce satané cellulaire
- Dans une autre vie, elle aimerait être violoncelliste
- Sur l’Avenue, son coup de coeur a pour nom Farfelu
Texte : Michel Danis. Photo : Jean-François Leblanc.







