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Le Mythe Emile Nelligan

Le fameux poète Émile Nelligan est le plus grand poète que le Canada ait jamais connu. Il marqua un grand tournant dans la poésie du 17e siècle. Nelligan, qui est le poète le plus admiré et aimé du Québec, a passé sa vie à Montréal et a habité quelques années sur le Plateau Mont-Royal. Il est né la veille de Noël, en 1879 tout près du carré St-Louis.

De l’avis de plusieurs connaisseurs, Émile Nelligan s’avère le plus grand poète qu’ait connu le Canada. Né la veille de Noel 1879, il a passé l’essentiel de sa vie libre sur le Plateau Mont-Royal, habitant une splendide maison en bordure du Carré Saint-Louis.

Son œuvre à caractère étrange, parfois morbide, mais résolument géniale, apporta une contribution indéniable à la poésie canadienne, débordant même celle-ci pour atteindre les cercles européens. Décrivant les déchirements d’un adolescent bohème qui préfère l’écriture et la poésie aux ordres du jour et programmes préétablis de l’École littéraire de Montréal, les poèmes de Nelligan ont vraiment marqué son époque.

Nelligan avait la cote auprès des filles. Beau bonhomme, sa grandeur, ses yeux extraordinaires, sa chevelure superbe et sa voix charmeuse faisaient chavirer bien des cœurs féminins. Amateur de vin, il y préférait toutefois l’absinthe, le mythique breuvage qui a fait déraper de nombreux artistes marginaux de l’époque, des deux côtés de l’Atlantique. Sa santé mentale devenant chancelante, Nelligan fut interné dès l’âge de 19 ans dans un hôpital psychiatrique, pour ne plus en ressortir.

Son œuvre compte 170 poèmes, sonnets, rondeaux, chansons et poèmes en prose. Le plus étonnant, c’est qu’il a écrit tout ça entre 16 et 19 ans. C’est seulement après sa mort que ses textes refont surface et fascinent le public. On publia des recueils et des éditions de toute sortes : de luxe, critiques, illustrées, anthologiques, scolaires, … Ce qui contribua à le faire connaître encore davantage. Des thèses de doctorat ainsi que des maîtrises sont consacrées à lui. Un prix à son nom est remis annuellement à un jeune poète canadien prometteur. Des romans, plusieurs colloques, des films, un ballet et même un opéra lui seront consacrés.

Émile Nelligan est un classique, un mythe. Ce poète romantique et symbolique a abordé les thèmes de l’enfance, de la musique, de l’amour et de la mort avec une maturité déconcertante. Influencé par des grands poètes, il a réellement inscrit son nom dans la mémoire collective. Il est un incontournable de l’histoire de la littérature québécoise.

L’œuvre d’Émile Nelligan compte quelques 170 poèmes, sonnets, rondeaux, chansons ou poèmes en prose. Le plus étonnant, c’est qu’il ait produit toutes ces créations en peu de temps, de l’âge de seize et dix-neuf ans ! On y perçoit une poésie romantique et symbolique qui aborde les thèmes de l’enfance, de la musique, de l’amour et de la mort avec une maturité déconcertante pour un jeune homme qui entrait à peine dans sa vie d’adulte.

Pour son plus grand malheur, l’œuvre de Nelligan ne fut célébrée qu’après sa mort. Ses textes refont alors surface et fascinent le public. On publie des recueils et des éditions multiples : de luxe, critiques, illustrées, anthologiques ou scolaires. Des thèses de maîtrises ou doctorats lui sont consacrés. Romans, colloques, biographies, films, un ballet et même un opéra vont contribuer à le faire connaître davantage et nourrir le Mythe Nelligan.

Lequel d’entre nous n’a pas étiré cette phrase à voix haute"Ahhh ! Que la neige a neigé …", ou encore visionné dans notre imaginaire la blancheur ultime qu’évoquent les "jardins de givre" ?

Donnons-lui le mot de la fin : "Aujourd’hui, on me louange et on crie à mon génie, mais dans mes années de création, on me traitait de névrosé et j’en passe. Je me nomme Émile Nelligan. Je suis un poète du 19e siècle né en 1879.

Texte : Geneviève Gauthier