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L’Avenue du Mont-Royal
Nouvelles

Portrait d'une femme entrepreneure : Le Placard Boutique

31 mars 2022

Pour continuer notre série de présentation de femmes entrepreneure, nous discutons aujourd’hui avec Sophie Laquerre, propriétaire du Placard Boutique.

Situé au 2036 ave Mont Royal Est, cela fait maintenant 13 ans que la boutique de prêt-à-porter et accessoire est installée sur l’Avenue du Mont Royal. Découvrons tout de suite son histoire et ses produits.

Merci Sophie d’avoir pris du temps, autour d’un café, pour nous rencontrer et nous livrer ton témoignage.

-Qu’est-ce qui vous a amené à vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ?

Tout a commencé avec une amitié. J’ai rencontré François dans les années 90, sur la rue Rachel, à l’ancienne boutique Placard dont il était propriétaire. C’était une friperie. Depuis que je suis jeune, j’aime les friperies, j’ai toujours aimé avoir des vêtements différents et je lui achetais toujours les articles les plus originaux qu’il a fini par mettre de côté pour me les proposer. La boutique a ensuite déménagé sur l'avenue Mont-Royal et est devenue une friperie et un café. C’était assez nouveau de mélanger les deux activités il y a 20 ans.

De mon coté j’ai travaillé en restauration pendant plus de 20 ans, j’ai été employée pendant un moment d’ailleurs au Placard Café. Je cherchais à changer de travail car la restauration était devenue difficile physiquement. François m’a proposé qu’on s’associe et qu’on ouvre une nouvelle boutique dans le local presqu’en face sur l’avenue qui venait de se libérer. On a séparé à ce moment-là, le café que François a continué à gérer et la friperie, qui a déménagé à l’endroit où je suis aujourd’hui. Tout s’est passé vraiment vite, on a rénové avec des amis et on a d’ailleurs trouvé le premier nom de la boutique durant les travaux. En effet, pendant le déménagement on parlait de L’Autre Placard pour désigner le nouveau local, et c’est le nom qu’a porté la boutique les 10 premières années.

sophie

-Depuis combien de temps avez-vous débuté votre projet d’entreprise, quelles ont été les grandes étapes marquantes ?

Depuis 2009, la friperie a bien évoluée puisque j’ai rapidement intégré de nouvelles collections et commencé à faire affaire avec des créateurs locaux. J’ai rencontré des designers dans des salons et j’ai mixé des vêtements de fripes avec des vêtements neufs fabriqués localement. Ça fait partie de mes valeurs personnelles depuis longtemps de travailler avec la fripe, où on va donner une seconde vie aux vêtements. Mais aussi de façon éthique et local, avec les gens qui nous entourent. J’habite le quartier depuis très longtemps, je vais faire mon épicerie au coin de la rue et le soir je passe par la boulangerie et la boucherie.

Une étape marquante de mon parcours a été le moment où je me suis questionnée pour renouveler mon bail. François m'a appuyé dans ma décision et j’ai décidé de continuer. Par contre, une réorganisation de l’espace et un repositionnement s’imposaient. J’avais beaucoup de collaborateurs et l’espace était un peu trop chargé. J’ai décidé de me concentrer totalement aux vêtements de créateurs locaux et tous les produits de friperie sont retournés au Placard Café quelques adresses plus loin. On a travaillé avec mon amie designer d’intérieur pour moderniser et remodeler l’intérieur de la boutique au complet. Le nom a aussi évolué et la boutique s’appelle aujourd’hui Le Placard Boutique.

interieur

-Être une femme entrepreneure, est ce que c’est plus difficile ?

Je n’ai jamais rencontré de problèmes liés à mon genre. Je suis habituée à gérer mon entreprise seule et je m’entoure d’ami.es et d’employé.es de confiance.

-Qu’est-ce qu’il faut savoir à propos de votre sélection mode et accessoire ? Avez-vous des favoris ?

La force d’avoir des produits locaux et fabriqué à petite échelle c’est que ce sont des produits uniques et originaux qu’on ne trouve pas ailleurs. Je sélectionne une belle qualité et j’ai toute sorte de styles à proposer. Je sais mettre de coté mes préférences personnelles. Je peux habiller des femmes et des hommes de tout âge. Ma mère magasine ici ! J’adore servir les gens, leurs montrer comment porter un vêtement et l’adapter à leurs besoins, ça fait partie de mon expertise.

C’est assez difficile de choisir des favoris. Si je peux parler de mes goûts plus personnels j’aime beaucoup les bijoux de Miss Industry qui sont en argent. Ils ont un style plus rock et gothique même si beaucoup de modèles sont plus universels. Pour des vêtements, je voudrais parler de Slak, une marque qui propose des vêtements stylés et confortables souvent composés de bambou. J’ai reçu les pièces de leur nouvelle collection pour le printemps. Ensuite je peux vous parler des t-shirts unisexes de l’artiste Joan Seed. Elle réalise de superbes collages numériques qui portent tous un message fort à propos d’environnement ou bien de questions de société. On a aussi en boutique d’autre marques unisexes comme Immense, souvent très coloré et aussi Chandail de Loup, qui propose de beaux hoodies et leurs fameux bas de laine si populaires

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Une marque que je vends beaucoup c’est Rien ne se perd, tout se crée conçu en Mauricie. C’est un style classique et intemporel que mes clientes aiment beaucoup.

-Un objet précieux dans votre espace de travail ?

Je travaille avec la mode, les bijoux, les accessoires mais je trouve que ma machine à café est un ajout précieux de mes dernières rénos, avec mon petit coin bar où je te reçois aujourd’hui. Quand je rencontre des fournisseurs c’est toujours plus convivial. Il y a aussi plusieurs amis du quartier et des clients qui passent prendre leur café le matin, ça permet de faire de belles rencontres et de se sentir comme à la maison.

-Une anecdote drôle ?

Je me rappel d’un moment assez rigolo qui s’est passé en cabine d’essayage avec deux clientes. Elles sont sorties avec la même robe sur le dos sans savoir qu’elles avaient choisi le même article. Ça leur a tout de suite permis d’engager la conversation et ça a été un moment amicale de partage d’opinion et de discussion. Mon travail ce sont aussi des rencontres, je m’adapte vraiment aux besoins de chaque client.e.

-Une anecdote ouach ?

Une des choses plus difficiles dans mon métier de commerçante est la gestion administrative ou parfois l’impression de devoir subir des décisions sans pouvoir être vraiment acteur. Que ce soit la gestion avec les propriétaires des locaux, la ville, les taxes, … C’est le plus demandant en énergie car on est vraiment laissé à nous même dans le commercial, on n’a pas tellement de recours si on n'est pas propriétaire de nos locaux.

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